dimanche 30 juin 2013

CorresponDANSES 11

Voilà on commence la Grande Aventure des CorresponDANSES ( la GAC, donc).

C'est pour écrire, pour danser, s'émouvoir, râler, s'exprimer...je vous met sur mon blog et en lien sur fb, avec un  petit lien vers votre travail.

J'avais fait un petit jeu limité dans le temps, mais en fait le principe me plait trop, et comme je suis chez moi, je fais ce que je veux. Et puis même la fête de la Saint-Jean a été décalée par ici ( y'a pu d'traditions ma pauv' Lucette). Donc: au diable veaux, vaches, cochons, délais, temps, espace, il n'y a que vous et moi, toi et nous, les mots. Je vous aièèèèèèèèèèème.
Euh...
oui
bon.

Tiens en parlant d'amuuur une lettre de Za. Si vous faites comme moi, vous la lirez plusieurs fois tellement c'est beau!

"Mon cher hasard,

vieux pote incongru à qui je confie si imprudemment mon sort,

Je t’écris aujourd’hui pour te remercier. J’avoue humblement t’être redevable des paysages traversés, des rencontres, du sel de la vie. Une classe de sixième, un couloir de fac, une librairie entre deux volcans, les bancs d’une chorale, une cour d’école… Tu m’as si souvent collé aux basques, vieille fripouille !
Je pourrais te tenir rigueur de m’avoir exilée, à ma place d’autres se montreraient d’ailleurs un chouïa plus rancuniers. Mais pas moi, mon hasard, ma vieille baderne. Tu m’as si souvent adouci les chienneries de la vie que je ne peux t’en vouloir tout à fait.
Je voulais aussi te dire que tu peux te reposer un brin, faire relâche quelques temps. Ton dernier cadeau m’a explosé à la tête avant de semer un joyeux foutoir dans mon existence. Alors laisse-moi savourer cet inattendu, laisse-moi l’embrasser dans le cou. Pars un peu en vacances, brigand, canaille, vaurien, mais reviens-moi quand même, car rien ne m’effraie plus que la tranquillité. À ton retour, tu me reconnaîtras sans peine : j’aurais le sourire un peu niais des gens amoureux.


À bientôt donc mon imprévisible,
mon vieux hasard,
ma vieille lune !

Fidèlement,

Za"

***
 
Restons dans l'amuuur (contrariée)  si vous le voulez bien, avec une petite bafouille de Dame Sandrine Kao.
 
 

Lettre à ma maîtresse qui m'a laissé tomber.

Te souviens-tu comme nous étions heureux ?
Ton regard bleu plongeait dans mes yeux noirs,
Je respirais le parfum de tes boucles blondes,
Écoutais le froufrou de tes jupes.
Sept ans que je partageais ta couche :
Pas une nuit ne passait sans que nous soyons enlacés.
Pourquoi m'as-tu laissé tomber ?
Pourquoi m'avoir abandonné ?
Lorsque j'ai senti ton étreinte se desserrer
Et ta main relâcher la mienne,
J'ai su que j'étais perdu :
Par ta faute, j'ai été traîné dans la boue,
On m'a marché dessus, piétiné.
Je suis tombé bien bas.
Ne pouvais-tu faire attention, idiote,
Et me maintenir sous ton bras
Même encombrée d'un paquet de friandises ?
Non, tu étais bien trop occupée à t'empiffrer
Et tu ne pensais plus à moi.
Comment vas-tu me retrouver maintenant ?

Signé ton doudou, fâché d'être tombé par terre sans que tu t'en sois aperçu.
 
***

Merci à vous deux pour vos superbes lettres!!!
et à très vite!

2 commentaires:

Za a dit…

Mais comme je suis fière de partager cette page avec Sandrine Kao !
Merci ma Rifrance !

Nancy a dit…

Mais comment cela se fait-il que Blogger ne m'ait point averti que tu avais publié toutes ces lettres ?? ( et ce n'est pas la première fois qu'il me fait le coup, le bougre!)
Bon, et bien je les déguste toutes ensembles ce soir et je dis bravo-chapeau- ...et vive toi ;-)