lundi 28 septembre 2026

MON PETIT LABO n° 24- Ouverture de la chasse

 
J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 
***
 
…la chasse aux répétitions, ons’ka’lm !
 
Oui, c’est un blog sur mes péripéties d’écrivain, on parle d’écriture.
Là j’écris mon premier jet (il était teeeeeeeeeeeemps oui je sais!!!)
Bref.
Donc j’écris.
Donc je me relis. Pas trop mais quand même un peu.
Donc je traque mes répétitions. Je me fais agresser les rétines par mes répétitions est plus exact.
 
Je connaissais mes « et », mes « alors », et mes « mais », oui « mes mais » ;
On se connaît, voilà (mes « voilà » aussi). Je sais qu’elles savent que je sais qu’elles existent (ces répétitions). Je n’en sème presque plus de celles-là.
« La meilleure répétition c’est celle que tu ne commets pas ! » eh oui.
Mais il y a d’autres répétitions, et oui je mets un gros MAIS au début de cette phrase.
 
Bordel, les phrases passives, là.
« il se mit à gneugneugneu »
« elle commença àaaaaaAAAAAAAAh »
Je peux p’us m’les voir ces phrases!!
Comment je m’auto-saoule !
 
J’en ai traqué 3 dans un seul mini-chapitre, (car je fais des mini chapitres).
Ça fait presque dix que sur mes premiers chapitres.
C’est moche, poussif.
Poussif-agressif. (Oui je suis en mode craquage, y’a quoi ?)
C’est insupportable.
 
Je suis des comptes sur l’écriture sur insta, évidemment, et je les vois, les tics de langage, etc. super intéressant quand je les lis. Super relous quand je me lis.
 
Voilà, c’était l’humeur du jour.
Allez, j’y retourne.
A l’affût derrière le buisson de mes constructions grammaticales, je me camoufle.
Je sors mon appeau, j’appelle « maismaisméééééééééééééééh »
Putain je vais me les faire ces répétitions d’merde
Crak !
Chut héhéhé.
 
Mode craquage activé.
 
 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment



Je suis allée au "Salon du livre entre les mondes" à Aurillac, ce week-end, salon orchestré par Jean-Luc Marcastel.

J'ai rencontré de chouettes artistes, notamment Hallie Desbot et Sandy Bizzozero ("Zero" dans un nom c'est hyper stylé!) lors d'une chouette Table Ronde. Leur propos limpide, clair, drôle m'a vraiment beaucoup apporté. 

J'ai rencontré Cassandra O'Donnell, pleine d'énergie et de passion, avec laquelle je vais m'essayer au Cosy Mystery.

J'avais aimé ce que j'avais lu de Cassandra OD.

J'ai papoté un moment avec Lionel Marty, auteur et dessinateur BD, et Arnaud Druelle (j'ai ramené "l'enfant-Pan" chez moi). Si je n'avais ramené que ça!!

J'ai rencontré Raïssa Kouadio, autrice coach en écriture notamment, nous nous étions déjà rencontrées lors d'une dédicace, j'ai revu avec plaisir Guillaume, mon libraire préféré d'Anglards, j'ai fait la connaissance de Nathalie, une super lectrice.

J'ai fait le plein de livres, d'échanges fructueux, légers, sympas. De contacts aussi.

Nous parlerons bientôt de Bêta-lecture...


lundi 21 septembre 2026

MON PETIT LABO n°23- VISUALISER LES LIEUX

 

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?

***
 
 
Il se dirigea vers la rivière qui …était  vers...euh la maison aux volets bleus.
Des arbres étaient euh plantés comme…comme des arbres…qui.
Non plus.
Il fallait passer vers la droite. La droite de quoi ? Pour aller où ?
Mais si on venait d’en face il fallait tourner à gauche.
Sur la rive droite de la rivière du coup ?

 
Je sais pas mais si tu ne vois pas tes lieux, tes espaces, tes territoires…ca va être compliqué !
Sans aller jusqu’à cartographier impeccablement ton pays imaginaire (sauf si ça te fait plaisir et sans trop te vautrer dans cette subtile forme de procrastination) (si, si), il faut quand même avoir une vision claire de l’espace.  Il faut amener de la cohérence dans le temps et l’espace : si le héros met 40 minutes à pied pour aller de A vers B, il mettra probablement 10 minutes en voiture. Il faut pouvoir traquer ces petits détails qui pourront être la niche de quelques incohérences. Si le héros voit le lever de soleil depuis son banc préféré, il ne pourra probablement pas y contempler le coucher de soleil…dont acte.
Sauf qu’il faut t’en souvenir.
A minima.
Donc il faut que tu le voies (perçoives, dessines, visualises, connais aussi pourquoi pas)
 
Dans mon cas, l’histoire se passe dans le sud-est. Un sud-est que je ne connais pas mais dans lequel j’ai vécu (ou disons pas loin). Je voulais une rivière, des fleurs, une nature encore préservée avec des cachettes possibles.
J’ai imaginé des accès à des forêts, des cours d’eau, des villages.
Mais c’est tout.
C’était dans ma tête.
Les maisons, je les visualisais bien. Mais les routes, les accès divers, les reliefs pas trop. La plausibilité des passages entre eux, pas vraiment. Par conséquent, comment faire cheminer mon héroïne ? Comment exposer les lieux s’ils ne sont pas habités de mon intention. Alors j’ai cherché sur les cartes géographiques réelles.
Et…magie : le lieu que j’ai imaginé existe.
Gougeulmap m’a montré des photos de l’intérieur de mon imagination.
 
J’ai modifié quelques chemins, les noms évidemment puisque je veux y amener mon imaginaire.
La réalité à rejoint ma fiction.
 
Ma fiction est heureuse, toute fraîche et sautillante.
 
Elle a repris la ré-é-é-é-é-é-é-criture du chapire 1 (non mais avec les bons lieux cette fois).
 
Quoi ? ré-écrire 120 fois le chapitre 1 serait aussi une forme de procrastination ? moui, chais pas.
Bougez-pas, je me renseigne et je reviens.
 
 
 
                                  MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment
 
 
Je pourrais parler ici de tous les podcasts d’écriture que j’écoute depuis longtemps. Ils ont été et sont encore une aide précieuse. Ils disent tout et leur contraire, ils donnent des conseils d’écriture et indiquent de ne pas les suivre, ils font la part belle à la créativité, aux questions et aux doutes et en cela sont très rassurants.
Je parlerai de tous ceux que j’écoute vraiment.
Mais avant je vais parler du tout premier que j’ai découvert, il y a à peu près 7-8 ans.
Il y a aujourd’hui 203 épisodes, entre 15 et 25 minutes, sur tous les sujets liés à l’écriture.
Je ne les ai pas tous écoutés, loin de là.
Présentés par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Estelle Faye.
Lionel Davous a écrit par ailleurs « Comment écrire de la fiction » chez Argyll.
 
https://www.elbakin.net/podcast-procrastination
 
 
C’est trop trop bien d’écouter les podcasts sur l’écriture, il y a des pépites, des prises de conscience. Et puis le sentiment de ne pas être seul avec ses doutes.

 

lundi 14 septembre 2026

MON PETIT LABO n° 22 - LE TERRASSEMENT ou LE DEROULé DE L'HISTOIRE

 J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ?

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L’été c’est « grands travaux, BTP ».

« Le déroulé de l’histoire », ou comment j’ai occupé mon mois d’août.
 Avant ça, je bloquais.
Je faisais autre chose.
Mais j’y pensais tout le temps à mon récit.
Pourquoi je n’arrivais pas à m’y mettre ?
Des blocages ?
Oui, mais où ?
Quel rouage était grippé ?
Le world building était assez pensé me semble-t-il,
               le personnage principal pas très développé mais je trouvais ça normal à ce stade.
               Là pour le coup je pense que c’est en écrivant que mon perso principal va adopter
               des réactions singulières et va s’affiner comme un fromage de chèvre dans une
               grotte du Larzac. J’ai l’image.
                           L’antagoniste (ou son système), calé. Enfin pour ce que je croyais.
                                     L’arc narratif, somme toute assez en place.
Ahan.
Mais quoi alors bon sang ?
 
Un seul arc narratif ?
Les personnages secondaires ?
Les péripéties ?
Les liens entre les personnages ?
Quelques grosses incohérences dans le world building ?
Qui fait quoi ? Quand ? pourquoi ?
Comment évolue mon perso principal ?
Pourquoi ?
Comment ?
  
Ah. Oui.
Ça.
J’wois ss’que tju veudjire !
Bon ben allez, retroussons les manches.
 
4 semaines de travail de fourmi. Pas à pas j’ai revisité chaque étape, chaque personnage, chaque arc, chaque lieux, loi, système, échange, parcours, raisons intrinsèques, promesses narratives, indices. J’ai échafaudé, surligné.
 
Ma technique ?
Je me suis fait un carnet A4, leporello, bristol.
Les chapitres se sont enchaînés comme les perles d’un collier. Avec la possibilité d’enlever des étapes, d’en rajouter.
J’ai visualisé mon récit en 3D.
 
Dur.
Laborieux.
Jouissif autant que fastidieux.
Des blocages explosés à la dynamite façon tunnel.
Déminages.
Parfois j’étais obligée de poser urgemment un dialogue, parce que c’était difficile de raconter autrement. Parfois les recherches techniques (insectes, tissage…) m’ont permis de supprimer des contresens ou de créer des solutions à des problèmes. (parfois de créer des problèmes)
Codes couleurs, surlignages, post-it.
Je peux étaler mon travail et avoir une vue d’ensemble, et le contempler depuis un escabeau.
(t’as l’image ?)
 
Bien-sûr rien n’est encore gravé dans le marbre, et je suppose que le jardinier viendra mettre un peu de pagaille dans l’échafaudage de l’architecte.
Mais le fait est que je n’ai pas pu avancer la rédaction de mon projet sans poser ces bases.
Impossible dans la création d’un livre fantasy avec de nombreux personnages, arcs narratifs, monde créée de toute pièce.
Impossible de faire autrement.
 
Forage, ferraillage, terrassement.
C’est toujours l’été que je prends la pelle, la truelle, le sable, la brouette, le ciment, les graviers, la bétonnière et tout le toutim.
Le toutim, oui.
 
Bah c’est l’été que j’ai le temps fleuve-rêverie-lagon (-rapides-cascades-remous)
 
J’ai laissé reposer les petits limons de ma pensée.
 
Puis demain, tout à l’heure, juste après, j’attaque la rédaction. Des phrases au kilomètre lancé, une cadence de folie. (Je m’y vois).
Rédaction du premier jet, le droit d’écrire mal, de se tromper, de ne pas relire, de ne pas corriger, pas tout de suite. Tout poser. D’un trait.
Jusqu’à..disons, novembre.
 


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


 





 

 

lundi 7 septembre 2026

MON PETIT LABO n°21- A PROPOS DE BLOCAGES

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?

Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?

Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?

« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.

Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ? 

                                                                                  
                                                                                   ***

Oui ? Des blocages ?

-Oui je reprends là où j’ai laissé en juin_ 
Moi ?
« Mais tu sais bien, le blocage est un moteur gnangnênnngnêaaan ».


 Oui, cet été j’ai bien fréquenté mes blocages, merci.
 Mon Blog a pris des vacances.
 En l’occurrence c’était pas un blocage mais de la fatigue. Le vide mental, le brouillard.
 Il fallait recharger les batteries, faire repousser les neurones, les images, les rêveries.
 Parfois le blocage c’est juste ça : repose-toi ! Dors !
 Parfois c’est bouge-toi, va te promener, vis des trucs !
 Parfois c’est que t’as rien à raconter.

Au choix : il n’y a pas assez de profondeur dans tes personnages, pas assez d’enjeux (généraux et particuliers), pas de parcours cohérent, pas de personnages secondaires, pas d’histoire, pas de (je continue ?)

 Non.

 Oui donc,

 ça bloque.

C’est pas très marrant, ça fait un peu mal mais c’est assez logique (vu du ciel).

 Mais l’histoire est là (si !je la vois, je la ressens), les grandes lignes, les détails jolis, les scènes super belles, les trajectoires, les pensées, ce que je veux vraiment dire. Les mots se bousculent mais ne sortent pas.

Ok qu’à cela ne tienne : outils, mains dans le cambouis, zou !.

Opération déblocage, façon « Docteur Maboul » (GZzz-gzzz merde ça marche pas, le tibia ne passe pas), essai-erreur. Blocages, sur-blocages, déblocage d’un coup, yes ! ah en fait non. Je vous passe les détails, c’est aussi fastidieux à vivre qu’à raconter. Pis c’est pas ça que je veux raconter ! moi je veux raconter mon histoire, cette histoire !
 Cet été, Mon Petit Labo n’a jamais autant travaillé, c’est juste que c’était dans les coulisses, pas sur les réseaux.
Les questions ont fusé, «que fait ce perso ? pourquoi ? comment ? avec qui ? » « cela le fait-il évoluer ? en quoi ? pourquoi ? ».
Je reste une écrivain-jardinière je pense, mais là, il a fallu sortir la brouette, la pelleteuse, le ciment, les barres de ferraille, assembler tout ça. J’ai échafaudé tout l’été. Architecturé et tout.
Ce que je n’ai pas encore bâti, je vais le jardiner.
J’ai laissé des mini-problèmes non-résolus sous le tapis. Pas le temps pour les détails.
C’est la rentrée! 
(Comment ils vont me revenir à la gueule les détails, avec de l’élan et tout !!)

La structure est là.

Je m’accorde une petite pause sur mon déroulé de roman. Puis en route vers la rédaction de la version 1.

 
Go go go !


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.

 

                                                     Ce sera un moodboard.