vendredi 24 avril 2015

Allons bon!

ça y est, ça me reprend!

Elle était pourtant partie.
Je me souviens l'avoir prise dans mes bras pour la consoler lorsqu’elle a été toute chiffonnée.
Je l'ai vue s'éloigner dans le soleil couchant...en pensant: c'est la vie.
Et puis,

elle me revisite en ce moment.
elle tapote à ma porte
elle chantonne des "allééééééééz, quoi, pour voir"
Je résiste un peu, c'est que ça ma tellement coûté de la laisser partir la mine basse.
Mais elle insiste...

MON  ENVIE  D'ILLUSTRER  DES  HISTOIRES...

**Tain!

"Mais non mais non" me dis-je, et je glousse de pitié, tellement le décalage qu'il y a entre ce qu'il y a dans ma tête et ce que peuvent produire mes mains est GRAND. (Gouffre Insondable)

"c'est un métier" me dis-je "ça ne s'invente pas"
...A la fois si tu ne fais rien jamais, me dit-elle, tu risques pas d'évoluer.

"je suis nuuuuuulle", lui rétorquai-je
Là, elle m'a répondu des gros mots que je ne peux décemment pas écrire. Tsé, elle est revenue bien en forme!!

Je lui ai dit "c'est tellement beauuuuuuu ce que je VEUX faire, c'est tellement Moooooche ce que je fais"
elle m'a répondu...d'une toute petite voix: "fais!"

C'est vrai que les histoires, à force de ne pas sortir se bousculent au portillon...FAUT QUE çA SORTE !!!
"ben voilà" me dit-elle.

iiiiiiii j'ai trop envie de dessiner!!!! peindre, mesurer, composer, combiner, découper, coller, colorier, imaginer...

****

Au pire, si c'est VRAIMENT pas beau, je vous montrerai rien et pis c'est tout!!!

vendredi 20 mars 2015

Sous la glace





Sous la chape de glace
l’eau serpente
à l’abri des regards.

Les fantômes aquatiques
dansent avec les nymphes.
Des bulles se prennent à leurs cheveux
ou marquent les chemins pour les ruisselets que le soleil fabrique.

L’onde malicieuse coule
mouvement fabuleux.
L’eau est un serpent qui retrouve le chemin des racines

Goutte à goutte
patiemment
elle ondule
comme un voile dans le vent.
Je vois ses sillons sous la glace
on dirait les reflets d’un feu tout blanc.
Les étincelles cristallines
émerveillent mon instant

L’eau vive est une femme
discrète
qui, en zigzagant 
dessine
sous la glace
le chemin du printemps.

L’eau vive est une femme
qui attend le moment.


21 Janvier 2006

dimanche 1 mars 2015

Les résultats du concours

Alors alors???
6 participantes ( merci!!)

Unies comme les 6 doigts de la main
qui travaillent du chapeau.
 
Et le  sort a désigné...
Et oui, ma première comparse, celle avec qui j'ai envisagé la folie douce de créer des histoires illustrées.
Agnès, on a bien fait!

Des bises et félicitations!!


Euh...pas tout de suite, par contre
Faut qu'on fasse un trafic de livre avec Maaaathilde.

UN GRAND MERCI A TOUTES LES PARTICIPANTES !!!!!!

mardi 17 février 2015

FADOLI +Concours pour en gagner un exemplaire

Voici notre dernier bébé de papier à Mathilde Magnan et moi: FADOLI !!
Mathilde aux pinceaux et moi à la plume.
 
"Fadoli", c'est un petit diminutif "provençal" pour dire "Fada", petit fou-fou...
(d'ailleurs ça se prononce avec un "O" trèèèès ouvert" et un accent tonique)
 
Comment vous le raconter? C'est un texte très court et des images infinies, sans début ni fin, sans queue ni tête? On plonge dans la tête d'un petit fada. Il sent bien qu'il n'est pas tout à fait comme les autres, il ressent les moqueries, mais lui, il vit dans sa tête. Alors il s'imagine des aventures: il vole, il marche sur une montagne qui le mange et le digère, il fait du bateau...il y a des fourmis, des ornithorynques, un mammouth, j'ai croisé des pies, des escargots, une girafe, des ratons-laveurs...
 
 
 
Ce texte est né il y a plus de 10 ans, à la suite de mon parcours de -jeune- psychomotricienne auprès d'adultes polyhandicapés. Ce livre leur est dédié.
Ils ont façonné mon chemin, je leur dois beaucoup.
 "Bienheureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière" (Audiard)
Pour gagner un exemplaire du livre, c'est très simple, il faut être tiré au sort.
 
Pour être tiré au sort c'est très simple, il faut me raconter une anecdote, une rencontre.
 
Racontez-moi votre première et plus marquante, touchante, exubérante, rigolote, étrange rencontre avec une personne handicapée. Lorsque vous étiez enfant peut-être. C'est plus "l'étrangeté" de la rencontre qui m'intéresse, une perle d'instant. Juste.
 
Pour moi c'est celle-ci:
J'avais peut-être 13-14 ans. Chez mon oncle et ma tante, alors taxis, il y avait parfois des enfants handicapés qui transitaient dans leur salle d'attente. Parfois leur handicap était  visible, parfois pas. Un jour que j'étais tranquillement assise chez eux, il y a une jeune fille de mon âge qui est venue à côté de moi. Etrange, bourrue, la tête enfoncée dans le cou, du genre avec beaucoup de colère à l'intérieur. J'ai senti qu'il ne fallait pas la bousculer. J'ai senti qu'il y avait un gouffre entre nous, mais que derrière son mur il y avait quelqu'un. Elle a traversé le gouffre et a pris ma main, elle a commencé à gratter la paume de ma main. Je me rappelle avoir demandé "tiens, qu'Est-ce que tu fais?" "pourquoi tu me grattes la main?"...je l'ai laissé faire. Il n'y avait que ça à faire pour être ensemble. Florence.
Quelques années plus tard me voilà en stage dans un centre de jeunes handicapés, je vois des jeunes, des groupes d'enfants, des ballons, des cerceaux, des parcours de psychomotricité. Une pause café. Une jeune fille vient s'asseoir près de moi. Je ne vois pas son visage, il est tout engoncé dans son cou. Je suis étrangement bien à son contact. ça arrive parfois. J'avais bien...oui... 22 ans...Elle m'a pris la main et a commencé à me gratter la paume. "Hééé !!!tu es FLORENCE!!!!!!!" Et là j'ai eu droit au  plus magnifique sourire que vous pouvez imaginer, un sourire à vous caresser l'âme pour toujours.
 
A vous de jouer!!
 
Tirage au sort le 1er mars ( Mois des fous s'il en est!!!)

dimanche 25 janvier 2015

C'est moi qui l'ai fée !!!!!

De quoi s'agit-il?
 
Il s'agit de la création d'un espace de rangement dans mon entrée.
( quel est le rapport avec les livres jeunesse me direz-vous?
Aucun!
Mais il s'agit des mes fées et de mes gestes dans ce blog...)
 
Pis chuis trop fièèèèèèèèèère!!!!!!
 
Donc ça c'était avant:
tout caca, tout cochonné, beurk!
 
 
 
J'ai trouvé de nouveaux amis, Bosh, Molly, on a parlé mèches, balayage...
 
Tout pour élever un peu le niveau...genre
 
Bon, là je perce. Si ça se trouve c'est pas hyper comme ça qu'il fallait faire, mais moi j'ai fait comme ça.
 
Première étape, les tassOOOOOOooooooo, avec une planche dessus!!!!!!tatataaaaaaaaan!!
clap!clap!clap!
 
La tringle, et puis les caissooOOOOOOOOoooons: OOOOhhhh!!!!!
 
 
Et pis là c'est tout fini!
C'est trop simple le bricolage, en fait.
C'est long.
Mais simple!
               ....mais long.
 
 
 Et là, voilà, c'est tout habité ^^
 
 
 
Je vais pouvoir mettre des rideaux, des cadres, des étagères!!!!!partout où je veux!!!
Je suis un warrior!
 
L'étagère, je gère!!!!!!!!
 
:-)

dimanche 26 octobre 2014

Une dédicace à Vic s/Cère

 
 
Un matin, j'ai pris ma jolie trousse, un petit carnet, et hop je suis allée direction Vic-s/Cère dans le Cantal. Et j'ai retrouvé les copines ...
 
 
Anne Loyer, pfiou ça faisait longtemps qu'on s'était pas vues hein? C'était chouette!!!!!!
Edmée Cannard ( qui n'a pas encore de lien vers son travail et c'est très mal!! :-)

 
Et de nouveaux copinous ^^ Mylène Rigaudie et Alexandre Clerisse

 

 
Et pis là  c'est moi.
 
C'était une très jolie journée, ensoleillée, paisible, avec plein de visiteurs...
 
Merci aux organisatrices Aline et Cathy !!

dimanche 5 octobre 2014

RENCONTRE...s


Je vais vous raconter mon tout premier salon de livre jeunesse, il y a tout juste…un an et des poussières.

Alors, oui, ça date un peu.

C’est que…depuis

… j’ai été enlevée par des marmottes terroristes qui réclamaient plus de réseau wifi dans les terriers, et plus d’heures de sommeil reconnues syndicalement par le DODDOS (Délégation d’Optimisation et de Déploiement des Disciples d’Orphée pour le Sommeil). Enfin délivrée par un gang d’écologistes sauvages à poils longs des montagnes, qui pensaient que j’étais recyclable et rechargeable à l’énergie solaire (alors que quand on me connait un peu, on sait que je carbure uniquement à l’Haribo-pétrochimique…) je fus soudainement et sans raison livrée à la torture. On me mit dans un seau, où je fus piétinée par un troupeau de poneys roses à paillettes et aussi dans une classe de maternelle pour que je fasse une intervention scolaire. Pendant ma captivité je fus obligée de manger sans gluten et sans produit laitiers. Je partageais un moment ma cellule avec un membre actif du FLNJ (mais siiii, ceux qui volent les nains de jardin, là) j’en profitais pour lui demander pourquoi qu’il volait des nains de jardin. Il m’a dit que c’est parce qu’on l’avait obligé. Bon.

 Il m’a raconté comment la nuit, dans la forêt il libérait les nains, et comment ils gambadaient en retrouvant leur liberté, - ça m’a fait rêver ces récits de liberté-  il m’a même appris quelques chants orduriers qu’il a surpris en laissant trainer ses oreilles auprès des nains fraichement libérés (y’en a un qui parle de la quéquette à Jésus-Christ ...haha).Mais je m’égare.

Comme mes bourreaux avaient oublié la raison pour laquelle ils me torturaient, ils me délivrèrent sans plus d’explication. Sonnée et quelque peu désorientée par le genre humain, j’entrepris de mener une vie d’ascète (bien garnie, boarf oui bon, je sais elle est facile, et à la fois, comment ne pas la faire  chaque fois ?). Je refusais alors tout contact avec le monde, et je le criais bien fort sur mes réseaux sociaux, en m’engageant contre le mal, les méchants et contre la guerre aussi. Jusqu’au moment où, torture extrême, on me priva de ma connexion. Depuis je boude et j’attends des jours meilleurs, où je pourrais, alors « cliquer sur j’aime » autant de fois que je le veux et même si j’aime pas, juste pour « cliquer sur j’aime ».…mon année fut chargée.

 BREF !

 Il n’en reste pas moins que j’ai fait de biens jolies rencontres au Salon Départemental du Livre Jeunesse du Cantal,  à Pierrefort en Mai et Juin 2013.

J’ai essentiellement rencontré…des livres. Et leurs créateurs.
Tout d’abord :

 
LES HIRONDELLES d’Anne-Fleur Drillon et Thibault Prugne, aux  Ed. Bilboquet


Après l’avoir lu et contemplé des heures, j’ai exposé ce livre contre un mur triste de chez moi, et il m’a fait une fenêtre. Une fenêtre ouverte sur un ciel bleu, qui m’a fait beaucoup de bien.

 Ils sont seuls. Chacun. L’un en haut sur un nuage, l’autre en bas sur une sorte d’île. Entre les deux une hirondelle. 
Il y est question de rencontre. Mais OUI ! C’est LE thème de ce post, on est en plein dedans j’vous dis.

«  A l’heure où le soleil apparaissait et s’épanouissait, personne.
Lorsque le vent balayait le petit morceau de terre, personne.
Et plus tard, quand ciel et mer se confondaient, toujours personne. »

 

Celui d’en haut pêche à la ligne dans l’océan, en bas (faut bien manger)…
Celui d’en bas accroche des bidules à l’hameçon, comme ça, pour voir.
Tiens…Cela est bien intrigant pour celui du haut et celui du bas.
Puis, un jour, il n’y eu plus d’objet à accrocher.
Alors que croyez-vous qu’il fît celui du bas ?

 

 

 

Le texte est très beau, on s’y laisse porter comme sur le nuage. Les illustrations sont magnifiques (magnifiquement bleues notamment), on s’y laisse flotter comme sur cette eau calme. Le tout bercé par la brise légère de la folie douce de ces deux bonhommes.

Un régal que ce livre ! Je suis bien contente de l’avoir rencontré.

 Anne-Fleur et Thibault sont deux personnes délicieuses et fort sympathiques que je serai ravie de revoir à nouveau.

 Ah et puis aussi : faites attention avec la pêche à la ligne. C’est une activité qui peut s’avérer très surprenante. Ne prenez surtout pas cette activité à la légère.

 

 Ensuite,

LES LETTRES DE L’OURSE  de MarieCaudry et Gauthier David aux Ed : Autrement

 Gros coup de foudre pour ce livre !

D’où la question : comment en parler bien ? « Les oiseaux » de Germano Zullo et Albertine m’avait également donné du fil à retordre…

 Eux, ils se sont déjà rencontrés puisqu’ils s’aiment. Elle c’est une Ourse et lui c’est un Oiseau. Qui a dit qu’une Ourse et qu’un Oiseau n’étaient pas faits pour s’aimer ? Il est loin, pour cause de migration, et elle part le rejoindre. Ce livre est son carnet de voyage, elle lui écrit son chemin, ce qu’elle voit, ce qu’elle imagine, elle est toujours avec lui par ses mots.

« Cher oiseau

Je dois encore traverser la mer. J’ai taillé un tronc d’arbre qui me servira de barque. Mais les courants sont trop forts pour que je parte ce soir.
Je suis heureuse, si heureuse.
Demain, je serai dans  tes bras.
Ton Ourse. »


 

C’est pas bien évident de chroniquer…il ne me vient que des « wouaouh » et des « pfiou », comment parler des vrais trésors ?

Les images sont simples, elles sont douces et confortables (et magnifiquement vertes), on peut s’y installer les yeux un moment, elles nous emportent en migration avec l’Ourse.

Le texte touche à l’intime, du coup les mots vont droit dans le cœur ! Boum ! Comme ça, direct !

C’est une merveille ce livre. C’est beau d’une beauté qui touche l’âme (la mienne en tout cas).

Voilà c’est tout.

C’est un livre que l’on rencontre.

 






ZE last beute note ZE liste

AMI-AMI de Rascal et Stéphane Girel. Ed: Ecole des loisirs

 

 

Un classique. Un bijou.
C’est un lapin qui veut un ami exactement comme lui (ben oui, c’est plus pratique pour se comprendre). C’est un loup qui veut un ami différent pour l’aimer d’une façon…peu banale (ben oui, c’est plus pratique pour échanger)…

Ami-Ami-AMIAMiaMiam…oui, hein ?ça se prononce pareil…

Ou comment l’on peut aimer l’autre de tellement de façons différentes.
 

 Le texte de Rascal s'égrène gentiment selon une musique bien cadencée: une fois on plonge dans les pensées du loup, une autre fois dans celles du lapin. Les images de Stéphane Girel sont simples et inquiétantes, il y a comme une ombre…derrière, dessous, autour, entre, contre…une ambiance de suspens, là, tapie. Quelque chose de louche se trame, c’est sûr.
Oui, mais quoi ?
 
 

 
Dans sa grande maison noire
le grand méchant loup se disait chaque soir:
 "le jour où j'aurai un ami,
je l'aimerai immensément!"

 

 Le lapin a l’air trop poli pour être honnête, trop blanc, trop pur. Le loup est vraiment vraiment noir et inquiétant…les rôles sont-ils si définis ? Vont-ils se rencontrer? Le lapin va -t-il se faire bouffer? A moins que ce ne soit l'inverse? Tout est possible, le décor est posé, les personnages bien campés...l'histoire, faut l'imaginer!

Je l’ai trouvé profond et passionnant, sensible et lumineux (avec quand même des côtés un peu « dark »), subtilement dérangeant, et délicieusement troublant.

Tout ça à la fois !

 

J’ai rencontré Stéphane dans l’école où nous intervenions avec Nathalie Minne et Gwen Keraval.

Que de chouettes moments ! Où l’on peut au cours d’un court week-end échanger entre auteurs-illustrateurs un peu pareils et un peu différents avec cette impression délicieuse, pour moi, d’être dans la cour des grands.
 
C’était mon tout premier salon jeunesse (ça méritait bien un post de 8 km!!), j’espère vivement en faire d’autres (...des salons, des rencontres et des posts)

…et vous revoir tous et toutes.
                                                            Poutoux !