lundi 16 février 2026

MON PETIT LABO n°4 - Se censurer ? Déjà ? -

 

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ?

***

(suite...)

 

 

Se censurer ? Déjà ?
Mais je n’ai encore rien écrit !
 
Mon parcours dans l’écriture n’est pas linéaire (pour qui ça l’est ?). MON PETIT LABO n’est pas une présentation linéaire de mon parcours d’autrice. C’est le labyrinthe de mes prises de conscience liées à l’écriture.
Donc faisons un bond dans le temps, 2001…2017.
 
A l’automne 2017, les copines Sophie et Cécile, invitent à la médiathèque de Valuéjols (Cantal), l’autrice Marie-Sabine Roger dans le cadre d’une résidence itinérante organisée par l’ACAL (Association Cantalienne des amis de la lecture). C’est génial d’écouter les écrivains, ils sont généreux de raconter leurs turpitudes, leurs traces dans la neige.
C’est la première fois que j’entends parler de l’écrivain-jardinier et de l’écrivain-architecte, ça me parle énormément. L’Architecte bâtit avant d’écrire, le Jardinier écrit comme ça lui vient. En gros. Et les écrivains sont assez souvent un mix des deux, avant une tendance qui se dégage.
 
Marie-Sabine Roger parle de l’autocensure et cela m’aide beaucoup. Elle raconte ce soir-là qu’il faut écrire sans se censurer, surtout au début. Sauf qu’on se censure sans le savoir.
Alors elle a une technique, elle écrit, elle écrit tout sans se relire, tout et n’importe quoi, un peu comme en écriture automatique, sans réfléchir, sans couper, sans rien freiner.
Et puis, elle s’aperçoit qu’au bout d’un moment, le récit trouve son souffle, les personnages leur contour, leur voix. Alors, à ce moment-là, et à ce moment-là seulement elle coupe ce qui précède et qui ne sert pas. Ça va au-delà de la simple notion de « brouillon ».
L’écriture comme une rampe de lancement. Utile pour commencer uniquement.
C’est précis.
Je me suis approprié cette technique.
 
C’est un « truc » pour s’autoriser à commencer.
Commencer mal. Commencer foutoir, bordel, moche.
Commencer.
 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.

 


@mariesabineroger https://www.instagram.com/mariesabineroger/?hl=fr

 

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