vendredi 17 avril 2026

MON PETIT LABO n°13 - LE TEMPS FLEUVE-


 
                            J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 
                                                                                 ***
 
 
J’ai pas le temps
J’ai pas le temps
J’ai pas le temps !
 
Avoir du temps ?
Prendre le temps…
Se donner du temps.
 
Et toi, tu as du temps ?
 
Ecrire prend du temps.
Manger prend du temps. Dormir, marcher, lire (ah oui lire !).
Faire les courses, le ménage, les papiers, entretenir le linge, le jardin (ou les jardinières, ou les plantes).
Et ce temps passé avec les conjoints, les enfants, les ami(e)s. En vrai, au téléphone, par mail, visios, les partages, les repas, les soirées, les sorties.
Et nos engagements divers, les asso, les rendez-vous pros, le SPORT !!!oh que oui !
VIVRE prend du temps…(drôle de phrase).
 
Sans compter nos 8 heures de travail journalier, si tel est le cas.
 
Ceux qui nous prennent notre temps. Ceux à qui l’on vole du temps.
 
Et ce temps vide dont on a besoin, ce temps pour rien, pour rêver. Flâner (pas randonner hein…flâner).
Errer, se planter, faire demi-tour.
Les marches arrière, les faux pas, les remises à plat.
Le temps pour se tromper de chemin.
Le temps d’apprendre.
 
Et avec tout ça, comment tu fais pour écrire ? Dessiner ? Composer ? Créer ?
 
Je laisse de côté certaines choses.
J’élague.
 
Et puis tant que tu trouves le temps de scroller tu as le temps, non ?
Dont acte.
Tu as soit du temps, soit des excuses. (Aïe, dur !)
Le temps c’est ce que l’on en fait. (Oui, oui)
 
Une fois qu’on a dit ça…
 
Et puis parfois, il y a cette urgence à créer qui vient nous chercher, on n’a plus le temps de manger, de dormir, il n’y a pas de répit. Le temps est là, devant nous, offert.
 
Ce qu’il me manque dans le temps que je m’accorde pour créer (pour écrire surtout) c’est du temps dans la durée. De la permanence, du temps fleuve.
Un temps dans lequel m’épancher longtemps, pour ne pas tout reprendre du début chaque fois.
M’installer dans une création au long cours, sans trop de pointillés.
 
Le rêve de chaque auteur, non ?
 
 

                                    MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


J'ai pris le temps de faire des petites vidéos bucoliques avec mes Totoro. Mais il faut aller les voir sur mon instagram: @zerolomariefrance







dimanche 12 avril 2026

MON PETIT LABO n°12 -ECRIRE QUAND CA ME CHANTE, OUI MAIS...-

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 

***

 J’écris quand ça me chante, Je chante quand ça me crie, Je crie quand ça me hante
Ça me hante quand ça me fuit
Je fuis quand ça me plante, Je plante quand ça me fruit
Puis ça décante…
Et je chante,
Car je suis.
 
 
    Oui, mais…
Il y a des limites à ça. On ne peut pas seulement écrire quand ça nous chante et se lancer dans une œuvre au long court.
Il faut reconnaître ce qui pousse à l’intérieur, regarder ce qu’il y a à raconter et que ça nous chante de le raconter.
Soudain l’idée jaillit, le concept, l’envie. Ça rentre dans un carnet, c’est foisonnant de détails, de mots, des scènes même, qu’on ne comprend pas mais on les voit, elles existent déjà, elles sont belles ! Vivement que vous puissiez voir ce que je vois dans mon cinéma intérieur.
 
    Combien faudrait-il de temps à raison de 4 heures par jour, pour recopier textuellement la saga entière d’Harry Potter (ce n’est qu’un exemple, ça marche aussi avec un « Guerre et paix » bien épais !). Sans inventer l’intrigue, le monde, les personnages et leur parcours, sans rien élaborer, juste taper le texte. Quoiqu’il en soit c’est un travail, un labeur. Il faut y passer du temps.
N'écrire que quand ça nous chante est illusoire, il faut une rigueur ne serait-ce que pour avancer.
(La rigueur ne fait pas tout !)
 
    Ça marche pour écrire des petits textes par-ci par-là, mais pas pour bâtir une œuvre.
Ce n’est que mon avis.
Mon avis aujourd’hui.
 
Mon avis est qu’il faut aussi garder ce qui chante à l’intérieur de nous pour écrire son œuvre, sinon pourquoi l’écrire ?
 
Le chant (pour continuer la métaphore) est peu de chose sans la rigueur.
La rigueur n’amène rien sans le chant intérieur.
 
Donc si, en fait, j’écris quand ça me chante. J’écris précisément parce que ça me chante.
 
Quand je vous disais que je comprends en écrivant…
 
 
 
MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.

 

 
   
 

    Je chante depuis toujours dans les longs trajets en voiture, aux fêtes de famille. J’ai appris les harmonies avec le chant à deux, trois ou quatre voix. Je m’essaie à d’autres voix. Je tente des tierces, je connais la langue du rythme. Je reconnais les fausses notes.
 
Expérience de karaoké : je ne sais pas si c’est avéré par des profs de chant mais, lorsque l’on chante au micro on s’entend « en retour », cela permet de « s’entendre » chanter et de savoir si on est « justes ». Parfois le micro n’est pas bien réglé, la sono ne marche pas, je ne m’entends pas c'est étrange comme sensation!!), mais je sais que je chante juste. Je le sais car le chant se forme dans mon corps avant d’aller jusqu’à l’oreille. Le son est calé avant. Il est appuyé sur d’autres choses que le feed- back. Il sort comme il est conçu. S’il est conçu « juste », il « sort » juste.
 
Oui je fais du karaoké dès que je peux…d’autres questions ?
 
            Tu ris mais sois tranquille un matin 
            ’aurai tout ce qui brille dans mes mains.

mercredi 8 avril 2026

MON PETIT LABO n°11 - IMAGES IMAGES -

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ?

***


On parle toujours d'écriture?

Oh que oui!

La plupart de mes histoires sont nées d'images. C'est pour ça que dès le début de mon aventure d'autrice pour la jeunesse j'ai adoré travailler en binôme. Les illustrateurs et illustratrices ont été une grande source d'inspiration: Mzelle Pois, Monsieur Licorne, Mee petite fille du matin calme...sont nés des images montrées sur le forum "la luciole masquée".

Certaines histoires sont nées de mes images, mes photos essentiellement.

Les images me touchent, m'inspirent, me transportent. Je peux regarder celles que j'aime longtemps. Je plonge.
J'essaie de saisir comment les couleurs me touchent, comment la composition me parle.
Et puis bien sûr je veux créer mes images. J'adore explorer des techniques, dessiner, peindre. Le temps s'arrête, même si le résultat me décourage souvent.
J'aime ce qui est simple. Je cherche mon style, comment m'approprier les sujets.
Les personnages, les paysages, les maisons, les arbres, les animaux, les fleurs...
Je cherche, je cherche encore.

Peut-être qu'un jour j'illustrerai mes histoires.
Oui.

Mais en attendant...


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


Tout est là.
Le beau carnet,
La peinture, les crayons,
L’envie de bien faire
Et toutes ces images
Que j’aime
Et que je veux peindre.
Seulement y’a l’autre, là.
Le « c’est moche, c’est pas comme je veux faire ! »
« Dans ma tête c’est vachement beau ».
Etc.
Le découragement, le perfectionnisme,
Le « c’est pas comme ça ! »
Le « beurk ! »
« je rajoute juste un truc… »
La peur de gâcher chaque dessin.
La peur de gâcher

Le beau carnet. 


 





lundi 6 avril 2026

MON PETIT LABO n°10 -L'ART DE LA COMPOSITION-

 

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 
***
 
(suite...c'est plus simple si on a lu "mon petit labo 8 et 9)


JARDI : Ne pas oublier Mister l’Architecte de me laisser m’exprimer.
Ok avec le « world building » carré carré, mais il faudra trouver le moyen de lâcher la bride aux personnages, leur laisser un peu d’air.
Ils ne feront peut-être pas ce qui est prévu et décidé !!
 
ARCHI : C’est-à-dire ?
 
JARDI : C’est-à-dire que les personnages ont une vie propre, un caractère bien à eux. Une voix.
Il conviendra de ne pas l’étouffer.
 
ARCHI : Et s’ils m’échappent.
 
JARDI : S’ils t’échappent, il est à parier que c’est pour développer de meilleures idées…
Non prévues, non pensées à l’avance, non cataloguées…
 
ARCHI : Oui mais je veux dire à ma façon, je veux faire comme je l’ai décidé, je veux tout imbriquer !
C’est logique comme c’est pensé. C’est décidé.
 
JARDI : Ok souviens toi juste d’une chose, on ne fait pas pousser l’herbe en tirant dessus.
 
 
L’art de la composition, entre les fondations et l’allée d’hortensias.
Entre l’ossature bois et les pétunias, entre la toiture et la glycine sur la terrasse ombragée,
Entre les dépendances et le carré potager, les labyrinthes, les champs de blé.
L’art de la composition du moindre brin d’herbe à la couleur des volets.
 
Entre architecte et Jardinier, une voie au milieu…paysagiste peut-être ?
 
J’ai besoin des deux voix, l’architecte et le jardinier. Je suis naturellement côté jardin, mais j’ai adoré être obligée (obligée oui) de faire ressortir l’architecte.
Ok mais pourquoi obligée ?
Parce que je suis…un peu…euh…arf…
Un peu quoi ?
Bah…un peu…un peu fainéante quoi…
(faut le dire hein,    )
 
                                  On en parlera une autre fois.
 
                                  Ou pas.
                                  Flemme.
 
 

 
                                 MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.




        Ma petite chapelle.
        Une source d'inspiration.
        Un apaisement.
       Que c'est beau.