Il se dirigea vers la rivière qui …était vers...euh la maison aux volets bleus.
Des arbres étaient euh plantés comme…comme des arbres…qui.
Non plus.
Il fallait passer vers la droite. La droite de quoi ? Pour aller où ?
Mais si on venait d’en face il fallait tourner à gauche.
Sur la rive droite de la rivière du coup ?
Je sais pas mais si tu ne vois pas tes lieux, tes espaces, tes territoires…ca va être compliqué !
Sans aller jusqu’à cartographier impeccablement ton pays imaginaire (sauf si ça te fait plaisir et sans trop te vautrer dans cette subtile forme de procrastination) (si, si), il faut quand même avoir une vision claire de l’espace. Il faut amener de la cohérence dans le temps et l’espace : si le héros met 40 minutes à pied pour aller de A vers B, il mettra probablement 10 minutes en voiture. Il faut pouvoir traquer ces petits détails qui pourront être la niche de quelques incohérences. Si le héros voit le lever de soleil depuis son banc préféré, il ne pourra probablement pas y contempler le coucher de soleil…dont acte.
Sauf qu’il faut t’en souvenir.
A minima.
Donc il faut que tu le voies (perçoives, dessines, visualises, connais aussi pourquoi pas)
Dans mon cas, l’histoire se passe dans le sud-est. Un sud-est que je ne connais pas mais dans lequel j’ai vécu (ou disons pas loin). Je voulais une rivière, des fleurs, une nature encore préservée avec des cachettes possibles.
J’ai imaginé des accès à des forêts, des cours d’eau, des villages.
Mais c’est tout.
C’était dans ma tête.
Les maisons, je les visualisais bien. Mais les routes, les accès divers, les reliefs pas trop. La plausibilité des passages entre eux, pas vraiment. Par conséquent, comment faire cheminer mon héroïne ? Comment exposer les lieux s’ils ne sont pas habités de mon intention. Alors j’ai cherché sur les cartes géographiques réelles.
Et…magie : le lieu que j’ai imaginé existe.
Gougeulmap m’a montré des photos de l’intérieur de mon imagination.
J’ai modifié quelques chemins, les noms évidemment puisque je veux y amener mon imaginaire.
La réalité à rejoint ma fiction.
Ma fiction est heureuse, toute fraîche et sautillante.
Elle a repris la ré-é-é-é-é-é-é-criture du chapire 1 (non mais avec les bons lieux cette fois).
Quoi ? ré-écrire 120 fois le chapitre 1 serait aussi une forme de procrastination ? moui, chais pas.
Bougez-pas, je me renseigne et je reviens.
Je pourrais parler ici de tous les podcasts d’écriture que j’écoute depuis longtemps. Ils ont été et sont encore une aide précieuse. Ils disent tout et leur contraire, ils donnent des conseils d’écriture et indiquent de ne pas les suivre, ils font la part belle à la créativité, aux questions et aux doutes et en cela sont très rassurants.
Je parlerai de tous ceux que j’écoute vraiment.
Mais avant je vais parler du tout premier que j’ai découvert, il y a à peu près 7-8 ans.
Il y a aujourd’hui 203 épisodes, entre 15 et 25 minutes, sur tous les sujets liés à l’écriture.
Je ne les ai pas tous écoutés, loin de là.
Présentés par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Estelle Faye.
Lionel Davous a écrit par ailleurs « Comment écrire de la fiction » chez Argyll.
https://www.elbakin.net/podcast-procrastination
C’est trop trop bien d’écouter les podcasts sur l’écriture, il y a des pépites, des prises de conscience. Et puis le sentiment de ne pas être seul avec ses doutes.











