lundi 8 juin 2026

MON PETIT LABO n°19- DANS LA BOULE A NEIGE

 
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ? 

***

 

Parfois dans l’écriture, tout est là mais…
C’est lourd.
C’est douloureux.
Ça ne sort pas.
Il y a une pression à l’intérieur.
 
Dans ce cas-là je n’écris nulle part. Je fais tout sauf écrire. (C’est le moment où je peux laver les vitres, ou nettoyer le dessus des placards…tu vois le genre de trucs).
C’est pas une procrastination, c’est un évitement.
Envie de crier, de pleurer.
Je me sens trop plein 
de vide.
 
Mais j’ai appris. Je sais ce que c’est désormais.
Je sais ce qu’il y a sous le capot.
Et je sais que quand « ça » commence, je deviens inarrêtable.
Je n’ai plus peur de ce trop-plein.
Je pleure quand même, parfois, faut bien que ça sorte. Mais ça va.
 
Je sais que la matière première de l’écriture c’est l’émotion.
Cette émotion, ces émotions.
C’est comme ça pour moi.
C’est pas toujours facile.
 
Je pose tout. Comme un bloc de terre et j’enlève, je sculpte, je modèle, j’ajoute. Je soupèse.
C’est là que ça devient du travail.
 
Quand on croit se trouver dans une « boule à neige », on croit qu’il neige partout.
Quand on est coincé, on croit qu’on sera toujours coincé. Ce n’est pas le cas.
C’est juste un frein, c’est juste une peur.
 
Comment surmonter les blocages ? sortir de la boule à neige ?
-       Se connaître y fait beaucoup. Savoir que c’est passager.
-       Capter, comprendre à quelle étape de l’écriture on se trouve. La reconnaître pour anticiper les effets sur l’humeur, la fatigue, l’élan.
-       Revenir au corps : courir, nager, marcher, dormir, bien manger…
-       Voir du monde, sortir, vivre. Penser à autre chose.
-       Aimer ce que l’on fait.
-       Se nourrir : sorties, cinés, lectures, musées, nature…
-       Se lancer dans un autre projet qui n’a rien à voir, se changer d’air.
-       Pratiquer des exercices d’écriture complètement différents : journaling, poésie avec contraintes, jeux divers, écriture automatique, ateliers d’écritures, jeux d’écriture…
-       Répondre à des petites questions choisies pour « dynamiter » les blocages ( pourquoi j’écris, pourquoi cette histoire ? qu’est-ce que je veux vraiment raconter ? comment je veux l’amener ?...vos questions…)
 
Et vous avez-vous des combines pour débunker les blocages en écriture ?
 
 
 
                            MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.
 

 

 

 

Voir mon article sur instagram @zereolomariefrance au sujet des estampes ukiyo-e.

...se nourrir

lundi 1 juin 2026

MON PETIT LABO n°18- LE CHALLENGE "MAITEXTE"

" Maitexte" c'est 31 thèmes, un par jour pendant tout le mois de mai. 

Un texte chaque jour, pour voir si on tient la durée, ça me tente.

Merci pour ce beau challenge d’écriture (pas forcément de poésie d’ailleurs), crée par Ystoire @yst_poemes  et @plume-espoir sur le compte @maitexte.

 Je ronge mon frein au mois de mai, j'attends éperdument des réponses...autant écrire un peu.

Je ne peux pas tous les mettre ici sur ce blog, il y en a trop (J'ai écrit 33 textes, dont 31 complètement originaux, non recyclés). Ils sont tous accompagnés de photos que j'ai prises au fil du temps. Parfois je remets les mêmes photos sur plusieurs thèmes. Je me suis bien amusée à trier, à rechercher de très anciennes photos.

Dans mon PETIT LABO, il a bien fallu s'organiser! Faire des dossiers, un par jour etc...

C'était exigeant et réjouissant!!

D'ailleurs, les textes qui m'ont le plus surprise à l'arrivée ce sont ceux qui ne m'inspiraient pas RECOMPENSE a été particulièrement raide. ETERNEL et SEPARATION ont été remuant.

FORET m'a pris au dépourvu. Pas prévu de dire ça.. ENVOL m'a touchée en l'écrivant, c'est drôle hein?

Le plus dur? LONGEVITE. Mon p lus haut fait d'armes!. FLAMME m'a saoulée, je pense que ça se voit. UNION, flemme et puis j'ai trouvé une idée marrante.

Pour les autres thèmes, j'étais plutôt dans ma zone de confort: FRISSON, ECLOSION, NUAGE, SOMMEIL...

Finalement ce qui m'a le plus plu c'est de taquiner un peu ma poésie, de la faire jouer avec les images, (JOIE et la photo qui fait la tronche, OISEAU qu'on ne voit pas), les sons. Et d'écrire ces petits chemins de traverse, quand la poésie a tout dit, et que la voix off commente. 

" ma poésie est percutante et retardataire, cossue et désopilante..."

"je pratique une poésie dans la montée"

"ma poésie est un charlatan" conclut-elle. Sur elle-même.

C'était cela ma trouvaille.

Mes textes sont tous sur mon instagram @zerolomariefrance, si ça vous chante.


Jour 1- NUAGE

C’est exactement là
Que je les trouve
Mes idées 
Dans les beaux, gros nuages bien dodus.

C’est tout ?
 
Oui.
Car je pratique une poésie brève, percutante et retardataire.
Elle est en prose aussi.

    




Voici mes petites slides, dans l'idée...

Jour 2- OCEAN 

Je navigue
Comme je peux
Sur la paperasse déchainée.
La houle de papier m’emporte
Dans des extases administratives.
Un océan de félicité. 

Bon, j’avais prévenu, ma prose est directe, pan !

C’est que je n’ai pas de photos d’océan, et que je suis AUSSI en retard de poésie.

On peut être en retard de poésie ?

lundi 25 mai 2026

MON PETIT LABO N°17- L'ECRITURE NOMADE

 
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 

***


T’écris où ?

Dans mon bureau.
Non, c’est faux, je n’ai pas de bureau.

Pour répondre à cette question « t’écris où », je dois répondre à la question « tu écris quoi ? ». 
Dans l’écriture d’une histoire, il y a des étapes, avec des énergies très différentes à chaque étape.
-       Il y a les débuts (les idées qui fusent, les angoisses, les pages blanches etc)
-       Les gros milieux tout mous (écriture fleuve, ratures, relectures, écriture au kilomètre lancé)
-       Et les fins. (Devinez quoi ? quand c’est la fin, de la fin, de la fin…bah ce n’est que le début du travail) (mais c’est un autre article).
 
Prenons l’étape du « gros milieu mou ».
Je sais où je vais (à une vache près), je dois juste dérouler le fil de ma pensée, choisir les mots, créer du rythme, décrire mes scènes. A ce stade-là, je peux écrire partout, dans mon lit, dans le salon à côté des piles de paperasse à trier. Mon bureau, c’est souvent ma planche à repasser (trop pratique, pas large, long, maniable, pliable, joli…)
 
Ce qui est pénible c’est que je dois toujours débarrasser mon « bureau » après une session de travail : mon lit, pour dormir, car je m’étale quand j’écris (plusieurs manuscrits raturés, documentations, dicos, les plans des chapitres mais aussi les plans des rues, des apparts, des fiches personnages, des images de paysages…), je débarrasse les tables pour manger, la planche à repasser pour…oui on a saisi l’idée.
C’est bien relou.
 
Je vais aussi dans des cafés, des bibliothèques. Le train. J’aime le mouvement, la bulle créée.
 
J’écris évidemment dans ma tête, sous la douche (un classique mais tellement vrai, les idées coulent littéralement et surtout SURTOUT quand on y pense pas).
J’écris quand je marche, quand je cours.
 
Alors, oui.
Je rêve d’un bureau, d’une pièce que je n’aurais pas à débarrasser, avec des étagères, des outils de bureau, tout à portée de main.
Ecrirai-je plus dans un espace consacré ? Mieux ?
Peut-être.
Je n’ai pas la réponse.
 
L’espace c’est comme le temps. On a toujours l’impression qu’on en manque. Puis c’est dans la pression, les limites, les contraintes que parfois l’écriture est au top de sa forme.
Pourquoi changer ?
Pourquoi s’en plaindre ?
 
Pour l’instant mon écriture est nomade.
 
-quand j’écris-
Parce que parfois il y a des blocages.
Surtout aux débuts. Surtout aux milieux. Surtout à la fin.
 
 
 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.



En ce moment je lis un super livre. J'en parlerais sûrement...

Je lis chaque phrase comme un nectar. Je fais des pauses, je relis au moins deux fois chaque paragraphe tellement l'écriture me plaît. Et les phrases sublimes je les relis 3 ou 4 fois.

Et je fais des pauses...je ne lis pas d'une traite car j'ai besoin d'avoir le temps de savourer.

C'est pas souvent que ça me fait ça.

J'aimerai provoquer cela chez mes lecteurs: ce grand plaisir à lire. Ce serait top.

Le Graal!

lundi 18 mai 2026

MON PETIT LABO n° 16 - LES "JE ME COMPRENDS"

 

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 

***


Je laisse reposer le manuscrit.
Il est fatigué et moi aussi.
 Quand je le relis…je suis effarée par toutes mes bourdes, mes tics, mes tocs, mes problèmes d’accord, les « et », « mais », « alors »…
Pas de quoi fouetter un canard mais quand même.
Des tournures compliquées.
Des évènements trop simples (là c’est plus embêtant).
 
Et puis les « je me comprends ».
 
On a défini les « je me comprends » avec Za, ma copine de plume.
Les « je me comprends » c’est des…ça se comprend, non ?
Ce sont des moments où rien n’est précisé avant, pas de contexte, rien. Tout est tacite, implicite
Sauf que
Non, en fait.
L’auteur n’a pas embarqué le lecteur, il se comprend lui-même, seul.
 
Parce qu’en écriture, parfois il faut clairement expliquer les choses, les annoncer, les montrer.
Parfois surtout pas.
Pourquoi ?
Bah parce que.
Voilà.
Tout est affaire de dosage.
 
Ça se sent, ça s’entend. (A ce titre c’est assez bien de se lire à voix haute, pour justement ces histoires de rythme et de fluidité).
 
Suis-je la mieux placée pour me relire ?
Puisque quand je me comprends, je me comprends, je ne lève pas de lièvre…comment faire ?
Je suis parfois aveugle à mes bourdes. Je me vautre dans mes « je me comprends » sans les voir, je me pelotonne dans mes erreurs, me love dans mes contre-sens.
 
C’est là qu’il faut des bêta-lecteurs.
Des vrais. Des qui disent tout mais pour aider à structurer.
Des désilllusionneurs aimables.
Des regards neufs.
 
Quel chantier la bêta-lecture !
 
 
 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


   

 
Au-delà du plaisir que cela procure, lire apprend à écrire, narrer, bâtir. Lire enseigne le travail d'écrire.

lundi 11 mai 2026

MON PETIT LABO 15 - LE TEMPS "SEDIMENT"

 

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ?

 

***

 

    Entre remue-méninges, tempête de cerveau et autres tambouilles d’idées à la main ou à l’ordi.
Entre direction choisie et cap assumé, tout est bien remué. Les eaux claires de mes histoires se troublent un peu.
J’ai écrit, j’ai raturé, fluoté, recopié, imprimé. Réimprimé, déplacé, inversé. Relu.
Puis je n’y vois plus.
 
Alors j’ai aussi besoin de temps pour laisser reposer.
Un temps pour que tout ce qui a été remué puisse retomber. Resédimente.
Pour que la clarté revienne.
 
Mais ça prend du temps de prendre du temps.
 
         Oui, enfin je veux dire.
             Le temps est une donnée qui ne se réduit pas.
Peu importe qu’on soit de ceux qui ont besoin d’une date limite de rendu, de travailler sous pression (ce qui n’empêche pas la régularité).
Dans tous les cas ce temps de repos EST nécessaire.
C’est du temps où l’on n’écrit pas. Où l’on essaie de même pas y penser, c’est tout l’intérêt.
Ce temps, il faut le prendre, non ?
Pour moi il s’impose. Par la saturation bien souvent.
Arrêt buffet !
 
En écriture il y a des tempos, des accélérations, des pauses.
Des saisons.
L’hiver est important pour faire de beaux printemps (ah la pure phrase !!!hahahaha)
 
Je le trouve important ce temps « sédiment ».
Angoissant, mais important.

 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment. 

 

On sédimente comme on peut...

En ce moment, j'attends. J'attends des réponses à des mails, à des commissions, des petites et des grosses, autant vous dire que je trépigne.

C'est pas mal aussi de meubler.

Alors j'ai ressorti les peintures, les feuilles, je fais des illustrations.

Je crée des textes sur instagram, j'essaie de bâtir une petite régularité, ça me plait.

Et puis depuis le début du mois de mai , je participe à un challenge d'écriture, pour le fun, parce que je n'avais plus trop d'inspi, parce que ça me fait faire un super tri (plongée) dans mes photos.

Un temps sédiment pour mes textes au long court. Mais une attente joyeuse, créative d'autre part.

Alors pour le plaisir, un partage de texte, je partage ici "jour 6 -Résilience":


"la résilience est une danse

avec les plus belles chaussures
et la robe qui tourne"


Pour me lire sur insta:
@zerolomariefrance

Le challenge est porté par:
@maitexte
@yst_poemes
@plume_espoir


 

samedi 2 mai 2026

MON PETIT LABO n° 14- STYLO OU ORDI? -

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?

Comment est née cette histoire que je vais vous conter ? 

Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?

« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.

Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ?

 

***

Pour moi le stylo c’est « jardinier » et l’ordi c’est « architecte ».

DONC, les deux ! mais pas au même moment.

Parfois j’ai besoin d’imprimer ce que j’ai écrit pour « manipuler » du papier, tourner des pages. Je surligne, je rature, je regrette d’avoir raturé, je réécris, mais en fait nan je re-barre, je fais des flèches, je numérote pour déplacer les idées, les paragraphes. C’est un carnage de couleurs, de pâtés, je me sens bien dans cette explosion de mots.

Mais il faut reconnaître que si je laisse passer une semaine sans me relire à cette étape-là du travail, je ne comprendrais plus rien à mes salmigondis (salmigondis, oui) !

Donc je remets au propre avec l’ordi.

Le stylo c’est l’âme, les émotions, le brut de décoffrage, le désordre, le flot incessant, l’envol, l’élan, le juste, l’amas, le tas, la gadoue, la matière, la sensation de glisse sur le papier, n’importe lequel, le choix du stylo (mes préférés : les bic, ceux sur lesquels on appuie sur le bitoniau pour faire sortir la mine) (si je pousse, je préfère en noir), mais bon, je kiffe les bic roses, ah lala les turquoises. Parfois j’écris vachement bien, joliment, la trace me plaît, parfois je ne me relis pas tellement c’est-pas-des-lettres…On peut tout dire, on ne censure rien. Tout est accueilli sans jugement (le moins possible). On s’épanche, c’est horizontal.

C’est la chair de l’histoire.
C’est vivant. C’est le foutoir.
Je suis bordélique, ça m’aide beaucoup !

C’est une histoire qui se rêve. 

L’ordi c’est propre, rangé, calé, en ligne, en ordre de marche, or-ga-ni-sé, indispensable, c’est le rendement, le nombre de signes, planifié, copié collé à l’infini, corrigé, souligné, policé, pesé, justifié, l’autoroute. J’aime le bruit de mes doigts sur le clavier, j’aime la vitesse que je prends parfois. J’essaie de taper sans regarder mes doigts. Je progresse. (Inutile mais satisfaisant). Je regarde le nombre de pages, c’est concret palpable. On enlève le trop, on ajoute, on sculpte, on tranche. On garde l’essentiel. On structure, c’est vertical.

C’est un livre qui se bâtit. Un « tapuscrit » times 12, double intervalle, justifié.
Oui vraiment, il me faut les deux, cette petite danse entre deux polarités très complémentaires.

Je ne pourrais pas choisir.

Qui le demande ?

 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.

 

  1. Salmigondis : Mélange disparate et incohérent.

Quel salmigondis !

 

Mes bics, et mon chat qui se demande bien pourquoi je fais ce que je fais, pile maintenant. Genre.

vendredi 17 avril 2026

MON PETIT LABO n°13 - LE TEMPS FLEUVE-


 
                            J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 
                                                                                 ***
 
 
J’ai pas le temps
J’ai pas le temps
J’ai pas le temps !
 
Avoir du temps ?
Prendre le temps…
Se donner du temps.
 
Et toi, tu as du temps ?
 
Ecrire prend du temps.
Manger prend du temps. Dormir, marcher, lire (ah oui lire !).
Faire les courses, le ménage, les papiers, entretenir le linge, le jardin (ou les jardinières, ou les plantes).
Et ce temps passé avec les conjoints, les enfants, les ami(e)s. En vrai, au téléphone, par mail, visios, les partages, les repas, les soirées, les sorties.
Et nos engagements divers, les asso, les rendez-vous pros, le SPORT !!!oh que oui !
VIVRE prend du temps…(drôle de phrase).
 
Sans compter nos 8 heures de travail journalier, si tel est le cas.
 
Ceux qui nous prennent notre temps. Ceux à qui l’on vole du temps.
 
Et ce temps vide dont on a besoin, ce temps pour rien, pour rêver. Flâner (pas randonner hein…flâner).
Errer, se planter, faire demi-tour.
Les marches arrière, les faux pas, les remises à plat.
Le temps pour se tromper de chemin.
Le temps d’apprendre.
 
Et avec tout ça, comment tu fais pour écrire ? Dessiner ? Composer ? Créer ?
 
Je laisse de côté certaines choses.
J’élague.
 
Et puis tant que tu trouves le temps de scroller tu as le temps, non ?
Dont acte.
Tu as soit du temps, soit des excuses. (Aïe, dur !)
Le temps c’est ce que l’on en fait. (Oui, oui)
 
Une fois qu’on a dit ça…
 
Et puis parfois, il y a cette urgence à créer qui vient nous chercher, on n’a plus le temps de manger, de dormir, il n’y a pas de répit. Le temps est là, devant nous, offert.
 
Ce qu’il me manque dans le temps que je m’accorde pour créer (pour écrire surtout) c’est du temps dans la durée. De la permanence, du temps fleuve.
Un temps dans lequel m’épancher longtemps, pour ne pas tout reprendre du début chaque fois.
M’installer dans une création au long cours, sans trop de pointillés.
 
Le rêve de chaque auteur, non ?
 
 

                                    MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


J'ai pris le temps de faire des petites vidéos bucoliques avec mes Totoro. Mais il faut aller les voir sur mon instagram: @zerolomariefrance