dimanche 4 octobre 2026

MON PETIT LABO n° 25- LA BETA-LECTURE

 

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 
***
 
Il y a peu j’étais dans la question des bêta-lectures.
« Peut-être aurai-je besoin prochainement de trouver des bêta-lecteurs ».
Je parle ici d’une vraie mission. Trouver un/e lecteur/lectrice, une personne franche, posée, structurelle, sensible au fond comme à la forme.
 
« Comment trouver des bêta-lecteurs dans le cadre d’une collaboration ? »
Existe-t-il des forums d’échange à ce sujet ?
Plutôt des groupes Discord manifestement.
Dois-je moi-même bêta-lire pour agrandir cette compétence ? Pour mieux écrire encore ?
Je suis ouverte à tous les contacts.
Il y a bien sûr la bêta-lecture professionnelle. Je n’exclue pas cette possibilité, même au contraire. Je réfléchis à toutes les possibilités pourvu que j’apprenne encore.
 
C’est pas le tout de lire et de donner son avis.
Déjà, des relecteurs, ça se trouve pas facilement. Mais des bêta-lecteurs qui peuvent débusquer des incohérences dans le récit, la construction des personnages, des trop, des pas assez…
 
Je sais que la bêta-lecture est un gros travail, technique et humain, de communication autant que de création.
Je vais sérieusement me pencher sur le sujet.
A ce propos,
je vous fais part d’un CV reçu récemment pour une proposition de bêta-lecture, je pense que je vais donner suite :
 
Mister B
Candidature spontanée sous le coup de la contrainte.
 
Chère Madame z,
Je vous fais part de ma candidature pour vous bêta-lire. Je sais user de patience et de modération.
Je suis un obsessionnel de la ponctuation, c’est une qualité que je peux mettre au profit de vos travaux inaboutis. Je relève aisément les fautes de frappe, et de conjugaison. La grammaire est ma passion. J’ai énoooOormément de temps libre, vous lire serait ma priorité.
Ma rémunération serait accessoire au vu du plaisir pris à vous lire et à celui de contribuer à votre œuvre.
Veuillez agréer blabla, en plus de mes blabla…
 
 
Je pense que je vais accepter.
 
Blague à part, j’ai trouvé 3 ami.e.s qui ont accepté de me bêta-lire.
J’attends de finir la rédaction de ma première version, V1.
Je vais la corriger et la donner à lire (V2) à mes amis.
 
Puis au salon du livre d’Aurillac, il y avait une table ronde avec Hallie Desbot et Sandy Bizzozero, elles ont évoqué le sujet. Alors j’ai posé ma question « comment trouver des bêta-lecteurs dans un genre alors qu’on n’a pas encore de publication dans ce genre ? » entendu qu’on n’a pas de réseau d’amis avec qui partager.
Une personne dans la salle voulait commencer une activité de bêta-lectrice en vue de se professionnaliser. Nous avons échangé nos coordonnées, elle lira probablement ma version retouchée de la V2. La V3, donc.
 
Ma V4 sera donc je l’espère, présentable pour un envoi en maison d’édition.
Mon histoire se présente en plusieurs volets, je pense m’adresser à un.e professionnel.le lorsque j’approcherai de la globalité du récit. Je me dis ça aujourd’hui.
Ça peut changer.
 
Il y a peu je me suis trouvée dans un groupe Discord…une poule devant un couteau. Tu as l’image ?
 
 
                                MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.
 
 
Les podcasts d’écriture sont dans ma vie depuis longtemps, ils ont pris une sacrée place dans mon quotidien d’autrice.
 
Je vous ai parlé du podcast « Assez parlé » de l’école Les Mots, puis « procrastination » chez Elbakin.
Il y a celui de Margot Dessenne « les mots raturés ».
Grâce à ce podcast, je perçois comment écris un écrivain architecte, je vois les étapes d’écriture, je découvre avec ses interviews des auteurs.trices que je ne connaissais pas : Siècle Vaelban, Bleuenn Guillou, AJ Twice etc., je m’organise pour les lire.
Margot (que je n’ai pas encore lue, bordel !!!retard sur ma PAL), nous fait découvrir des outils d’écriture, formule des questions d’une pertinence chirurgicale, nous fait partager ses questions, l’avancement des ses projets d’écritures, ses doutes etc.

 



lundi 28 septembre 2026

MON PETIT LABO n° 24- Ouverture de la chasse

 
J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 
***
 
…la chasse aux répétitions, ons’ka’lm !
 
Oui, c’est un blog sur mes péripéties d’écrivain, on parle d’écriture.
Là j’écris mon premier jet (il était teeeeeeeeeeeemps oui je sais!!!)
Bref.
Donc j’écris.
Donc je me relis. Pas trop mais quand même un peu.
Donc je traque mes répétitions. Je me fais agresser les rétines par mes répétitions est plus exact.
 
Je connaissais mes « et », mes « alors », et mes « mais », oui « mes mais » ;
On se connaît, voilà (mes « voilà » aussi). Je sais qu’elles savent que je sais qu’elles existent (ces répétitions). Je n’en sème presque plus de celles-là.
« La meilleure répétition c’est celle que tu ne commets pas ! » eh oui.
Mais il y a d’autres répétitions, et oui je mets un gros MAIS au début de cette phrase.
 
Bordel, les phrases passives, là.
« il se mit à gneugneugneu »
« elle commença àaaaaaAAAAAAAAh »
Je peux p’us m’les voir ces phrases!!
Comment je m’auto-saoule !
 
J’en ai traqué 3 dans un seul mini-chapitre, (car je fais des mini chapitres).
Ça fait presque dix que sur mes premiers chapitres.
C’est moche, poussif.
Poussif-agressif. (Oui je suis en mode craquage, y’a quoi ?)
C’est insupportable.
 
Je suis des comptes sur l’écriture sur insta, évidemment, et je les vois, les tics de langage, etc. super intéressant quand je les lis. Super relous quand je me lis.
 
Voilà, c’était l’humeur du jour.
Allez, j’y retourne.
A l’affût derrière le buisson de mes constructions grammaticales, je me camoufle.
Je sors mon appeau, j’appelle « maismaisméééééééééééééééh »
Putain je vais me les faire ces répétitions d’merde
Crak !
Chut héhéhé.
 
Mode craquage activé.
 
 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment



Je suis allée au "Salon du livre entre les mondes" à Aurillac, ce week-end, salon orchestré par Jean-Luc Marcastel.

J'ai rencontré de chouettes artistes, notamment Hallie Desbot et Sandy Bizzozero ("Zero" dans un nom c'est hyper stylé!) lors d'une chouette Table Ronde. Leur propos limpide, clair, drôle m'a vraiment beaucoup apporté. 

J'ai rencontré Cassandra O'Donnell, pleine d'énergie et de passion, avec laquelle je vais m'essayer au Cosy Mystery.

J'avais aimé ce que j'avais lu de Cassandra OD.

J'ai papoté un moment avec Lionel Marty, auteur et dessinateur BD, et Arnaud Druelle (j'ai ramené "l'enfant-Pan" chez moi). Si je n'avais ramené que ça!!

J'ai rencontré Raïssa Kouadio, autrice coach en écriture notamment, nous nous étions déjà rencontrées lors d'une dédicace, j'ai revu avec plaisir Guillaume, mon libraire préféré d'Anglards, j'ai fait la connaissance de Nathalie, une super lectrice.

J'ai fait le plein de livres, d'échanges fructueux, légers, sympas. De contacts aussi.

Nous parlerons bientôt de Bêta-lecture...


lundi 21 septembre 2026

MON PETIT LABO n°23- VISUALISER LES LIEUX

 

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?

***
 
 
Il se dirigea vers la rivière qui …était  vers...euh la maison aux volets bleus.
Des arbres étaient euh plantés comme…comme des arbres…qui.
Non plus.
Il fallait passer vers la droite. La droite de quoi ? Pour aller où ?
Mais si on venait d’en face il fallait tourner à gauche.
Sur la rive droite de la rivière du coup ?

 
Je sais pas mais si tu ne vois pas tes lieux, tes espaces, tes territoires…ca va être compliqué !
Sans aller jusqu’à cartographier impeccablement ton pays imaginaire (sauf si ça te fait plaisir et sans trop te vautrer dans cette subtile forme de procrastination) (si, si), il faut quand même avoir une vision claire de l’espace.  Il faut amener de la cohérence dans le temps et l’espace : si le héros met 40 minutes à pied pour aller de A vers B, il mettra probablement 10 minutes en voiture. Il faut pouvoir traquer ces petits détails qui pourront être la niche de quelques incohérences. Si le héros voit le lever de soleil depuis son banc préféré, il ne pourra probablement pas y contempler le coucher de soleil…dont acte.
Sauf qu’il faut t’en souvenir.
A minima.
Donc il faut que tu le voies (perçoives, dessines, visualises, connais aussi pourquoi pas)
 
Dans mon cas, l’histoire se passe dans le sud-est. Un sud-est que je ne connais pas mais dans lequel j’ai vécu (ou disons pas loin). Je voulais une rivière, des fleurs, une nature encore préservée avec des cachettes possibles.
J’ai imaginé des accès à des forêts, des cours d’eau, des villages.
Mais c’est tout.
C’était dans ma tête.
Les maisons, je les visualisais bien. Mais les routes, les accès divers, les reliefs pas trop. La plausibilité des passages entre eux, pas vraiment. Par conséquent, comment faire cheminer mon héroïne ? Comment exposer les lieux s’ils ne sont pas habités de mon intention. Alors j’ai cherché sur les cartes géographiques réelles.
Et…magie : le lieu que j’ai imaginé existe.
Gougeulmap m’a montré des photos de l’intérieur de mon imagination.
 
J’ai modifié quelques chemins, les noms évidemment puisque je veux y amener mon imaginaire.
La réalité à rejoint ma fiction.
 
Ma fiction est heureuse, toute fraîche et sautillante.
 
Elle a repris la ré-é-é-é-é-é-é-criture du chapire 1 (non mais avec les bons lieux cette fois).
 
Quoi ? ré-écrire 120 fois le chapitre 1 serait aussi une forme de procrastination ? moui, chais pas.
Bougez-pas, je me renseigne et je reviens.
 
 
 
                                  MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment
 
 
Je pourrais parler ici de tous les podcasts d’écriture que j’écoute depuis longtemps. Ils ont été et sont encore une aide précieuse. Ils disent tout et leur contraire, ils donnent des conseils d’écriture et indiquent de ne pas les suivre, ils font la part belle à la créativité, aux questions et aux doutes et en cela sont très rassurants.
Je parlerai de tous ceux que j’écoute vraiment.
Mais avant je vais parler du tout premier que j’ai découvert, il y a à peu près 7-8 ans.
Il y a aujourd’hui 203 épisodes, entre 15 et 25 minutes, sur tous les sujets liés à l’écriture.
Je ne les ai pas tous écoutés, loin de là.
Présentés par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Estelle Faye.
Lionel Davous a écrit par ailleurs « Comment écrire de la fiction » chez Argyll.
 
https://www.elbakin.net/podcast-procrastination
 
 
C’est trop trop bien d’écouter les podcasts sur l’écriture, il y a des pépites, des prises de conscience. Et puis le sentiment de ne pas être seul avec ses doutes.

 

lundi 14 septembre 2026

MON PETIT LABO n° 22 - LE TERRASSEMENT ou LE DEROULé DE L'HISTOIRE

 J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ?

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L’été c’est « grands travaux, BTP ».

« Le déroulé de l’histoire », ou comment j’ai occupé mon mois d’août.
 Avant ça, je bloquais.
Je faisais autre chose.
Mais j’y pensais tout le temps à mon récit.
Pourquoi je n’arrivais pas à m’y mettre ?
Des blocages ?
Oui, mais où ?
Quel rouage était grippé ?
Le world building était assez pensé me semble-t-il,
               le personnage principal pas très développé mais je trouvais ça normal à ce stade.
               Là pour le coup je pense que c’est en écrivant que mon perso principal va adopter
               des réactions singulières et va s’affiner comme un fromage de chèvre dans une
               grotte du Larzac. J’ai l’image.
                           L’antagoniste (ou son système), calé. Enfin pour ce que je croyais.
                                     L’arc narratif, somme toute assez en place.
Ahan.
Mais quoi alors bon sang ?
 
Un seul arc narratif ?
Les personnages secondaires ?
Les péripéties ?
Les liens entre les personnages ?
Quelques grosses incohérences dans le world building ?
Qui fait quoi ? Quand ? pourquoi ?
Comment évolue mon perso principal ?
Pourquoi ?
Comment ?
  
Ah. Oui.
Ça.
J’wois ss’que tju veudjire !
Bon ben allez, retroussons les manches.
 
4 semaines de travail de fourmi. Pas à pas j’ai revisité chaque étape, chaque personnage, chaque arc, chaque lieux, loi, système, échange, parcours, raisons intrinsèques, promesses narratives, indices. J’ai échafaudé, surligné.
 
Ma technique ?
Je me suis fait un carnet A4, leporello, bristol.
Les chapitres se sont enchaînés comme les perles d’un collier. Avec la possibilité d’enlever des étapes, d’en rajouter.
J’ai visualisé mon récit en 3D.
 
Dur.
Laborieux.
Jouissif autant que fastidieux.
Des blocages explosés à la dynamite façon tunnel.
Déminages.
Parfois j’étais obligée de poser urgemment un dialogue, parce que c’était difficile de raconter autrement. Parfois les recherches techniques (insectes, tissage…) m’ont permis de supprimer des contresens ou de créer des solutions à des problèmes. (parfois de créer des problèmes)
Codes couleurs, surlignages, post-it.
Je peux étaler mon travail et avoir une vue d’ensemble, et le contempler depuis un escabeau.
(t’as l’image ?)
 
Bien-sûr rien n’est encore gravé dans le marbre, et je suppose que le jardinier viendra mettre un peu de pagaille dans l’échafaudage de l’architecte.
Mais le fait est que je n’ai pas pu avancer la rédaction de mon projet sans poser ces bases.
Impossible dans la création d’un livre fantasy avec de nombreux personnages, arcs narratifs, monde créée de toute pièce.
Impossible de faire autrement.
 
Forage, ferraillage, terrassement.
C’est toujours l’été que je prends la pelle, la truelle, le sable, la brouette, le ciment, les graviers, la bétonnière et tout le toutim.
Le toutim, oui.
 
Bah c’est l’été que j’ai le temps fleuve-rêverie-lagon (-rapides-cascades-remous)
 
J’ai laissé reposer les petits limons de ma pensée.
 
Puis demain, tout à l’heure, juste après, j’attaque la rédaction. Des phrases au kilomètre lancé, une cadence de folie. (Je m’y vois).
Rédaction du premier jet, le droit d’écrire mal, de se tromper, de ne pas relire, de ne pas corriger, pas tout de suite. Tout poser. D’un trait.
Jusqu’à..disons, novembre.
 


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


 





 

 

lundi 7 septembre 2026

MON PETIT LABO n°21- A PROPOS DE BLOCAGES

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?

Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?

Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?

« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.

Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.

Je vous embarque ? 

                                                                                  
                                                                                   ***

Oui ? Des blocages ?

-Oui je reprends là où j’ai laissé en juin_ 
Moi ?
« Mais tu sais bien, le blocage est un moteur gnangnênnngnêaaan ».


 Oui, cet été j’ai bien fréquenté mes blocages, merci.
 Mon Blog a pris des vacances.
 En l’occurrence c’était pas un blocage mais de la fatigue. Le vide mental, le brouillard.
 Il fallait recharger les batteries, faire repousser les neurones, les images, les rêveries.
 Parfois le blocage c’est juste ça : repose-toi ! Dors !
 Parfois c’est bouge-toi, va te promener, vis des trucs !
 Parfois c’est que t’as rien à raconter.

Au choix : il n’y a pas assez de profondeur dans tes personnages, pas assez d’enjeux (généraux et particuliers), pas de parcours cohérent, pas de personnages secondaires, pas d’histoire, pas de (je continue ?)

 Non.

 Oui donc,

 ça bloque.

C’est pas très marrant, ça fait un peu mal mais c’est assez logique (vu du ciel).

 Mais l’histoire est là (si !je la vois, je la ressens), les grandes lignes, les détails jolis, les scènes super belles, les trajectoires, les pensées, ce que je veux vraiment dire. Les mots se bousculent mais ne sortent pas.

Ok qu’à cela ne tienne : outils, mains dans le cambouis, zou !.

Opération déblocage, façon « Docteur Maboul » (GZzz-gzzz merde ça marche pas, le tibia ne passe pas), essai-erreur. Blocages, sur-blocages, déblocage d’un coup, yes ! ah en fait non. Je vous passe les détails, c’est aussi fastidieux à vivre qu’à raconter. Pis c’est pas ça que je veux raconter ! moi je veux raconter mon histoire, cette histoire !
 Cet été, Mon Petit Labo n’a jamais autant travaillé, c’est juste que c’était dans les coulisses, pas sur les réseaux.
Les questions ont fusé, «que fait ce perso ? pourquoi ? comment ? avec qui ? » « cela le fait-il évoluer ? en quoi ? pourquoi ? ».
Je reste une écrivain-jardinière je pense, mais là, il a fallu sortir la brouette, la pelleteuse, le ciment, les barres de ferraille, assembler tout ça. J’ai échafaudé tout l’été. Architecturé et tout.
Ce que je n’ai pas encore bâti, je vais le jardiner.
J’ai laissé des mini-problèmes non-résolus sous le tapis. Pas le temps pour les détails.
C’est la rentrée! 
(Comment ils vont me revenir à la gueule les détails, avec de l’élan et tout !!)

La structure est là.

Je m’accorde une petite pause sur mon déroulé de roman. Puis en route vers la rédaction de la version 1.

 
Go go go !


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.

 

                                                     Ce sera un moodboard.



 

lundi 15 juin 2026

MON PETIT LABO n°20 -SE SERVIR DE SES BLOCAGES

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?

Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?

« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes. 

Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?

 

*** 


C’est toujours une chose que l’on sait après : le blocage est aussi un moteur.

Tu t’apercevras que ton blocage, sa nature parle aussi de l’histoire que tu veux raconter.
Il y a plein de raisons à ces blocages.
Parfois il y a un blocage car l’histoire « veut » se raconter autrement que comme tu veux toi (oui, il y a une petite bascule dans l’irrationnel).
Parfois il faut avoir vécu une situation soi-même pour comprendre des choses sur tes personnages. Il faut toi-même franchir quelques étapes de vie.
Parfois c’est l’histoire qui bloque, pas toi. Un truc est mal ficelé, et il faut retravailler. En un mot : défaire. Et t’as la flemme de défaire, tu mets sous le tapis. Mais non, ça bloque, pas le choix.
L’écriture est souvent un miroir.
Il n’est pas toujours juste, mais il renvoie bien souvent ce que nous avons à l’intérieur.
A nous d’en faire quelque chose.
De sublimer ces failles. Révéler les fêlures.
Kintsugi de l’âme.
L’écriture peut changer le plomb en or.
Elle nous pousse à aller chercher tout au fond de soi ce qui bloque, ce qui est douloureux.
L’écriture est un processus de transformation du réel.
 
Oui j’ai une vue très romantique du processus d’écriture.
Il y a beaucoup d’auteurs et autrices qui aiment parler de l’écriture.
Ça aide à comprendre.
 
Parfois le miroir est déformant, parfois on ne voit plus rien.
Merci aux bêta-lecteurs, aux éditeurs, aux co-auteurs de savoir quand pousser la machine, quand arrêter les atermoiements (atermoiements, oui). (Merci pour ce mot).

Il y aurait encore tellement de choses à dire sur les blocages en écriture et leur incroyable fécondité.


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


 


Aujourd'hui sort notre collectif 
"Louise Villetard, une transmission vivante du soin en psychomotricité"

A la plume: les textes de Louise, Françoise Hamel et moi.

Psychomotricien,
psychomotricité
psycho    moteur
moteur.
Motrice?
auteur
auteureuh
autrice?
...
et si j'étais
une 
PSYCHOM'AUTRICE   ???

Il me semble en effet.



lundi 8 juin 2026

MON PETIT LABO n°19- DANS LA BOULE A NEIGE

 
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ? 

***

 

Parfois dans l’écriture, tout est là mais…
C’est lourd.
C’est douloureux.
Ça ne sort pas.
Il y a une pression à l’intérieur.
 
Dans ce cas-là je n’écris nulle part. Je fais tout sauf écrire. (C’est le moment où je peux laver les vitres, ou nettoyer le dessus des placards…tu vois le genre de trucs).
C’est pas une procrastination, c’est un évitement.
Envie de crier, de pleurer.
Je me sens trop plein 
de vide.
 
Mais j’ai appris. Je sais ce que c’est désormais.
Je sais ce qu’il y a sous le capot.
Et je sais que quand « ça » commence, je deviens inarrêtable.
Je n’ai plus peur de ce trop-plein.
Je pleure quand même, parfois, faut bien que ça sorte. Mais ça va.
 
Je sais que la matière première de l’écriture c’est l’émotion.
Cette émotion, ces émotions.
C’est comme ça pour moi.
C’est pas toujours facile.
 
Je pose tout. Comme un bloc de terre et j’enlève, je sculpte, je modèle, j’ajoute. Je soupèse.
C’est là que ça devient du travail.
 
Quand on croit se trouver dans une « boule à neige », on croit qu’il neige partout.
Quand on est coincé, on croit qu’on sera toujours coincé. Ce n’est pas le cas.
C’est juste un frein, c’est juste une peur.
 
Comment surmonter les blocages ? sortir de la boule à neige ?
-       Se connaître y fait beaucoup. Savoir que c’est passager.
-       Capter, comprendre à quelle étape de l’écriture on se trouve. La reconnaître pour anticiper les effets sur l’humeur, la fatigue, l’élan.
-       Revenir au corps : courir, nager, marcher, dormir, bien manger…
-       Voir du monde, sortir, vivre. Penser à autre chose.
-       Aimer ce que l’on fait.
-       Se nourrir : sorties, cinés, lectures, musées, nature…
-       Se lancer dans un autre projet qui n’a rien à voir, se changer d’air.
-       Pratiquer des exercices d’écriture complètement différents : journaling, poésie avec contraintes, jeux divers, écriture automatique, ateliers d’écritures, jeux d’écriture…
-       Répondre à des petites questions choisies pour « dynamiter » les blocages ( pourquoi j’écris, pourquoi cette histoire ? qu’est-ce que je veux vraiment raconter ? comment je veux l’amener ?...vos questions…)
 
Et vous avez-vous des combines pour débunker les blocages en écriture ?
 
 
 
                            MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.
 

 

 

 

Voir mon article sur instagram @zereolomariefrance au sujet des estampes ukiyo-e.

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