« Un temps pour tout sous le soleil »,
Une parole première sur notre condition humaine, énoncée par le Roi Salomon dans l’Ecclésiaste. Je ne vais pas copier-coller la référence connue d’un grand nombre, mais en gros il y a un temps pour chaque chose : rire, pleurer, aimer (et même détester !), couper, recoudre…jeter, garder.
Il en est de même pour mon roman en cours d’écriture. Ou disons, il en sera de même pour mon roman en cours d’écriture. Je le sais et je trépigne.
Pour l’instant c’est l’écriture de ma version une : V 1. Donc je trace, c’est le temps de l’écriture au kilomètre, je relis et corrige simplement la session précédente. Il n’est pas temps de couper, garder, déplacer, pleurer, danser, structurer.
Une seule chose pour la V1 : continuer, continuer, continuer sans se soucier de rien, continuer, continuer. Je savais qu’elle allait me resservir un jour cette petite opiniâtreté.
C’est marrant, je n’ai aucune idée de comment peut être perçue, actuellement, l’intrigue en terme de temporalité. Je peux mettre deux heures sur un paragraphe. J’ai l’impression que l’action du paragraphe dure deux heures. Ma perception est erronée. Comme cela le fait sur de nombreux paragraphes, j’ai l’impression de longueurs, de lourdeurs, mais en fait le temps de l’écriture n’est pas le temps de la lecture. Donc je ne m’interdis rien à ce stade, aucune digression ou explication, description etc. je mets tout (en veillant à une cohérence le plus que je peux).
Lorsque je relirai tout, j’aurai un autre sentiment sur mes intrigues et mes personnages.
J’aurai aussi l’avis de mes bêta-lecteurs.
Il me tarde, mais…
Il y a un temps pour tout.
Là c’est le temps de l’écriture de la V1.
Allez, j’y retourne.
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