lundi 15 juin 2026

MON PETIT LABO n°20 -SE SERVIR DE SES BLOCAGES

 

J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?

Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?

« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes. 

Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?

 

*** 


C’est toujours une chose que l’on sait après : le blocage est aussi un moteur.

Tu t’apercevras que ton blocage, sa nature parle aussi de l’histoire que tu veux raconter.
Il y a plein de raisons à ces blocages.
Parfois il y a un blocage car l’histoire « veut » se raconter autrement que comme tu veux toi (oui, il y a une petite bascule dans l’irrationnel).
Parfois il faut avoir vécu une situation soi-même pour comprendre des choses sur tes personnages. Il faut toi-même franchir quelques étapes de vie.
Parfois c’est l’histoire qui bloque, pas toi. Un truc est mal ficelé, et il faut retravailler. En un mot : défaire. Et t’as la flemme de défaire, tu mets sous le tapis. Mais non, ça bloque, pas le choix.
L’écriture est souvent un miroir.
Il n’est pas toujours juste, mais il renvoie bien souvent ce que nous avons à l’intérieur.
A nous d’en faire quelque chose.
De sublimer ces failles. Révéler les fêlures.
Kintsugi de l’âme.
L’écriture peut changer le plomb en or.
Elle nous pousse à aller chercher tout au fond de soi ce qui bloque, ce qui est douloureux.
L’écriture est un processus de transformation du réel.
 
Oui j’ai une vue très romantique du processus d’écriture.
Il y a beaucoup d’auteurs et autrices qui aiment parler de l’écriture.
Ça aide à comprendre.
 
Parfois le miroir est déformant, parfois on ne voit plus rien.
Merci aux bêta-lecteurs, aux éditeurs, aux co-auteurs de savoir quand pousser la machine, quand arrêter les atermoiements (atermoiements, oui). (Merci pour ce mot).

Il y aurait encore tellement de choses à dire sur les blocages en écriture et leur incroyable fécondité.


MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.


 


Aujourd'hui sort notre collectif 
"Louise Villetard, une transmission vivante du soin en psychomotricité"

A la plume: les textes de Louise, Françoise Hamel et moi.

Psychomotricien,
psychomotricité
psycho    moteur
moteur.
Motrice?
auteur
auteureuh
autrice?
...
et si j'étais
une 
PSYCHOM'AUTRICE   ???

Il me semble en effet.



lundi 8 juin 2026

MON PETIT LABO n°19- DANS LA BOULE A NEIGE

 
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ? 

***

 

Parfois dans l’écriture, tout est là mais…
C’est lourd.
C’est douloureux.
Ça ne sort pas.
Il y a une pression à l’intérieur.
 
Dans ce cas-là je n’écris nulle part. Je fais tout sauf écrire. (C’est le moment où je peux laver les vitres, ou nettoyer le dessus des placards…tu vois le genre de trucs).
C’est pas une procrastination, c’est un évitement.
Envie de crier, de pleurer.
Je me sens trop plein 
de vide.
 
Mais j’ai appris. Je sais ce que c’est désormais.
Je sais ce qu’il y a sous le capot.
Et je sais que quand « ça » commence, je deviens inarrêtable.
Je n’ai plus peur de ce trop-plein.
Je pleure quand même, parfois, faut bien que ça sorte. Mais ça va.
 
Je sais que la matière première de l’écriture c’est l’émotion.
Cette émotion, ces émotions.
C’est comme ça pour moi.
C’est pas toujours facile.
 
Je pose tout. Comme un bloc de terre et j’enlève, je sculpte, je modèle, j’ajoute. Je soupèse.
C’est là que ça devient du travail.
 
Quand on croit se trouver dans une « boule à neige », on croit qu’il neige partout.
Quand on est coincé, on croit qu’on sera toujours coincé. Ce n’est pas le cas.
C’est juste un frein, c’est juste une peur.
 
Comment surmonter les blocages ? sortir de la boule à neige ?
-       Se connaître y fait beaucoup. Savoir que c’est passager.
-       Capter, comprendre à quelle étape de l’écriture on se trouve. La reconnaître pour anticiper les effets sur l’humeur, la fatigue, l’élan.
-       Revenir au corps : courir, nager, marcher, dormir, bien manger…
-       Voir du monde, sortir, vivre. Penser à autre chose.
-       Aimer ce que l’on fait.
-       Se nourrir : sorties, cinés, lectures, musées, nature…
-       Se lancer dans un autre projet qui n’a rien à voir, se changer d’air.
-       Pratiquer des exercices d’écriture complètement différents : journaling, poésie avec contraintes, jeux divers, écriture automatique, ateliers d’écritures, jeux d’écriture…
-       Répondre à des petites questions choisies pour « dynamiter » les blocages ( pourquoi j’écris, pourquoi cette histoire ? qu’est-ce que je veux vraiment raconter ? comment je veux l’amener ?...vos questions…)
 
Et vous avez-vous des combines pour débunker les blocages en écriture ?
 
 
 
                            MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.
 

 

 

 

Voir mon article sur instagram @zereolomariefrance au sujet des estampes ukiyo-e.

...se nourrir

lundi 1 juin 2026

MON PETIT LABO n°18- LE CHALLENGE "MAITEXTE"

" Maitexte" c'est 31 thèmes, un par jour pendant tout le mois de mai. 

Un texte chaque jour, pour voir si on tient la durée, ça me tente.

Merci pour ce beau challenge d’écriture (pas forcément de poésie d’ailleurs), crée par Ystoire @yst_poemes  et @plume-espoir sur le compte @maitexte.

 Je ronge mon frein au mois de mai, j'attends éperdument des réponses...autant écrire un peu.

Je ne peux pas tous les mettre ici sur ce blog, il y en a trop (J'ai écrit 33 textes, dont 31 complètement originaux, non recyclés). Ils sont tous accompagnés de photos que j'ai prises au fil du temps. Parfois je remets les mêmes photos sur plusieurs thèmes. Je me suis bien amusée à trier, à rechercher de très anciennes photos.

Dans mon PETIT LABO, il a bien fallu s'organiser! Faire des dossiers, un par jour etc...

C'était exigeant et réjouissant!!

D'ailleurs, les textes qui m'ont le plus surprise à l'arrivée ce sont ceux qui ne m'inspiraient pas RECOMPENSE a été particulièrement raide. ETERNEL et SEPARATION ont été remuant.

FORET m'a pris au dépourvu. Pas prévu de dire ça.. ENVOL m'a touchée en l'écrivant, c'est drôle hein?

Le plus dur? LONGEVITE. Mon p lus haut fait d'armes!. FLAMME m'a saoulée, je pense que ça se voit. UNION, flemme et puis j'ai trouvé une idée marrante.

Pour les autres thèmes, j'étais plutôt dans ma zone de confort: FRISSON, ECLOSION, NUAGE, SOMMEIL...

Finalement ce qui m'a le plus plu c'est de taquiner un peu ma poésie, de la faire jouer avec les images, (JOIE et la photo qui fait la tronche, OISEAU qu'on ne voit pas), les sons. Et d'écrire ces petits chemins de traverse, quand la poésie a tout dit, et que la voix off commente. 

" ma poésie est percutante et retardataire, cossue et désopilante..."

"je pratique une poésie dans la montée"

"ma poésie est un charlatan" conclut-elle. Sur elle-même.

C'était cela ma trouvaille.

Mes textes sont tous sur mon instagram @zerolomariefrance, si ça vous chante.


Jour 1- NUAGE

C’est exactement là
Que je les trouve
Mes idées 
Dans les beaux, gros nuages bien dodus.

C’est tout ?
 
Oui.
Car je pratique une poésie brève, percutante et retardataire.
Elle est en prose aussi.

    




Voici mes petites slides, dans l'idée...

Jour 2- OCEAN 

Je navigue
Comme je peux
Sur la paperasse déchainée.
La houle de papier m’emporte
Dans des extases administratives.
Un océan de félicité. 

Bon, j’avais prévenu, ma prose est directe, pan !

C’est que je n’ai pas de photos d’océan, et que je suis AUSSI en retard de poésie.

On peut être en retard de poésie ?