lundi 25 mai 2026

MON PETIT LABO N°17- L'ECRITURE NOMADE

 
Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?
 

***


T’écris où ?

Dans mon bureau.
Non, c’est faux, je n’ai pas de bureau.

Pour répondre à cette question « t’écris où », je dois répondre à la question « tu écris quoi ? ». 
Dans l’écriture d’une histoire, il y a des étapes, avec des énergies très différentes à chaque étape.
-       Il y a les débuts (les idées qui fusent, les angoisses, les pages blanches etc)
-       Les gros milieux tout mous (écriture fleuve, ratures, relectures, écriture au kilomètre lancé)
-       Et les fins. (Devinez quoi ? quand c’est la fin, de la fin, de la fin…bah ce n’est que le début du travail) (mais c’est un autre article).
 
Prenons l’étape du « gros milieu mou ».
Je sais où je vais (à une vache près), je dois juste dérouler le fil de ma pensée, choisir les mots, créer du rythme, décrire mes scènes. A ce stade-là, je peux écrire partout, dans mon lit, dans le salon à côté des piles de paperasse à trier. Mon bureau, c’est souvent ma planche à repasser (trop pratique, pas large, long, maniable, pliable, joli…)
 
Ce qui est pénible c’est que je dois toujours débarrasser mon « bureau » après une session de travail : mon lit, pour dormir, car je m’étale quand j’écris (plusieurs manuscrits raturés, documentations, dicos, les plans des chapitres mais aussi les plans des rues, des apparts, des fiches personnages, des images de paysages…), je débarrasse les tables pour manger, la planche à repasser pour…oui on a saisi l’idée.
C’est bien relou.
 
Je vais aussi dans des cafés, des bibliothèques. Le train. J’aime le mouvement, la bulle créée.
 
J’écris évidemment dans ma tête, sous la douche (un classique mais tellement vrai, les idées coulent littéralement et surtout SURTOUT quand on y pense pas).
J’écris quand je marche, quand je cours.
 
Alors, oui.
Je rêve d’un bureau, d’une pièce que je n’aurais pas à débarrasser, avec des étagères, des outils de bureau, tout à portée de main.
Ecrirai-je plus dans un espace consacré ? Mieux ?
Peut-être.
Je n’ai pas la réponse.
 
L’espace c’est comme le temps. On a toujours l’impression qu’on en manque. Puis c’est dans la pression, les limites, les contraintes que parfois l’écriture est au top de sa forme.
Pourquoi changer ?
Pourquoi s’en plaindre ?
 
Pour l’instant mon écriture est nomade.
 
-quand j’écris-
Parce que parfois il y a des blocages.
Surtout aux débuts. Surtout aux milieux. Surtout à la fin.
 
 
 

MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.



En ce moment je lis un super livre. J'en parlerais sûrement...

Je lis chaque phrase comme un nectar. Je fais des pauses, je relis au moins deux fois chaque paragraphe tellement l'écriture me plaît. Et les phrases sublimes je les relis 3 ou 4 fois.

Et je fais des pauses...je ne lis pas d'une traite car j'ai besoin d'avoir le temps de savourer.

C'est pas souvent que ça me fait ça.

J'aimerai provoquer cela chez mes lecteurs: ce grand plaisir à lire. Ce serait top.

Le Graal!

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