lundi 16 mars 2026

MON PETIT LABO n° 8- ETRE UN ARCHITECTE-


        J’ai envie de partager ici mon cheminement d’autrice autour de l’écriture.

Comment naissent les histoires, pourquoi, pour qui… ?
Comment est née cette histoire que je vais vous conter ?
Je vous préviens, je n’apporte que peu de réponses, et encore, elles sont imparfaites, fluctuantes, cueillies pour l’occasion, mouvantes. Evidemment qu’elles sont mouvantes sinon comment pourraient-elles être émouvantes ?
« MON PETIT LABO » c’est l’histoire de l’histoire. C’est aussi ce qui m’inspire, les idées qui me traversent, les états d’âme qui jalonnent mon écriture, les rencontres, les trouvailles, les Eurêka, les doutes.
Mes questions, sont mon terreau, ma ressource inépuisable. Profitons-en.
Je vous embarque ?

 

*** 

(...suite) 


L’Architecte bâtit son histoire, là où le Jardinier va où le vent le pousse.
 
Ce sont deux aspects différents et complémentaires de l’écriture. Une sorte de Yin et Yang.
D’un côté la structure, la construction d’un monde, d’une histoire, de personnages au service de l’histoire. Cela peut paraître sans surprise. Je suppose que ça ne l’est pas. Je peux difficilement vous le dire, mon cœur penche « côté jardin ».
 
Ce sont deux tendances, l’architecte se laisse aussi porter par la rêverie et les surprises imposées par ses personnages. Le jardinier bâtit aussi, bien sûr. Mais il y a un aspect qui l’emporte sur l’autre.
 
Phrase d’architecte : « c’est bon je peux passer à l’écriture, mon plan fait 58 pages ».
Phrase de jardinier : « Mon personnage est vraiment facétieux, il veut absolument un ami imaginaire. Je ne sais pas encore pourquoi, mais il doit avoir ses raisons ».
 
Tu vois l’idée ?
 
Pour l’écriture de ma Saga, j’ai dû créer un plan pour la présenter. Je connais la fin évidemment et mes principales étapes. De là à formaliser tout cela dans un plan, l’angoisse.
 
Et, bah…c’était génial à faire.
 
De nouvelles scènes me sont apparues, des interactions plus précises, des enjeux aussi. De nouvelles questions, chaque question en ouvrant dix autres, à l’infini.
 
Mon plan ridiculement petit d’une page A4 (rires des archi’) (oui bon, ça va hein)… contient toute mon histoire.
Chaque chapitre est développé au brouillon, un page par chapitre (ah tu vois hein !).
 
Il manque énormément d’éléments. C’est un plan en clair/obscur qui fait apparaître tout ce qui est absent. Ecrit blanc sur noir.
 
J’ai adoré devenir l’architecte de mon projet, y être contrainte en quelque sorte.
Appelez-moi Numérobis !
 
Oui enfin, il manque des arbres, des arbustes, une haie, des fleurs, des fontaines, un chemin forestier…..
 
 
 
 
                                    MON MUSEE PERSONNEL, inspirations du moment.
 
 
 



J' ai bien aimé ce premier tome de La Mémoire des vaincus !
Je découvre @bleuenn_guillou et sa plume grâce aux podcasts de. @margotdessenne, ( j' en parlerai prochainement).
Cette lecture m'a embarquée dans un monde qui semble exister tellement on s'y plonge naturellement. Les personnages sont attachants et complexes, j adore qu'ils soient multiples, ambivalents (mais... Ne fais pas ça, non pas toi !! Ah ben si...) (non, non n y va pas...) Et là tu continues la lecture avec un œil caché pour ne pas voir ce que tu lis) ( t as l image !?).
J aime ce world building si simple ( donc très très complexe). Tout est politique, à commencer par l mémoire et son/ses exploitations. Tout une société gravité autour de le gestion de la mémoire. Exister, subsister, se vendre, se réparer, se battre, y croire. Les thèmes sont forts.
Bleuenn Guillou est historienne, et architecte de son histoire. Rien n est posé au hasard. Tout s imbrique dans une mécanique fatale.
Je suis intéressée par ma lecture en tant que lectrice, mais aussi en tant qu' autrice. Mais comment fait-elle pour nous emmener avec elle ?
Bleuenn raconte ses coulisses chez Margot Dessenne. Elle est, elles sont généreuses de conseils précieux. Merci à elles.
Par conséquent, en lisant La Mémoire des vaincus, j ai eu l' impression de bâtir ce monde en le lisant. J étais dedans. Mais Bleuenn nous entraîne dans son imaginaire et rien n est prévisible, malgré nos scénarios interieurs. Nous sommes surpris, émus, inquiets, soulagés ( pas longtemps).
Je veux la suite !!
Merci pour cette découverte, car il n est pas facile pour moi de dénicher la pépite dans une librairie parmi toutes les couvertures de romans toutes ressemblantes, ce qui n enlève rien à leur qualité graphique (Couv François - Xavier Pavion).
 
 

 


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